31- Saint Georges et la Russie

Il est des personnages historiques si importants pour un pays qu’ils en deviennent le symbole. En ce sens, Saint Georges de Lydda en est la parfaite illustration pour la Russie. Ancré dans la culture et le patrimoine russes, Saint Georges-Porteur de Victoire inspire respect et tradition.

Partons à la rencontre de ce Saint si … discrètement omniprésent en Russie ! Ouvrez l’oeil, il est partout !


Mais qui était Saint Georges (Святой Георгий) ?

Un Saint martyr

Saint Georges / fin XI ème (une des plus anciennes icônes de Russie), Cathédrale de la Dormition de Moscou

Georges de Lydda (aujourd’hui Lod, ville d’Israël) est un Saint chrétien, martyr du 4ème siècle, né vers l’an 275, et mort en 303. Il est d’origine grecque, né en Cappadoce (actuelle Turquie centrale), de parents chrétiens. Militaire, il devient officier de l’armée romaine. Mais, après la publication des Edits de l’empereur Dioclétien en lutte contre les Chrétiens, Georges est jeté en prison. Réaffirmant avec force sa foi inébranlable, il subit avec courage un martyre épouvantable. Il est décapité le 23 avril 303.

Saint Georges / (1130 ?), Galerie Tretiakov, Moscou

Son tombeau à Lydda (Lod) le rendit très célèbre parmi les croisés d’Occident, et sa popularité s’accompagna de nombreuses légendes, comme celle de « Saint Georges terrassant le dragon ».

Tombeau de Saint Georges dans l’église de Lod, Israël

La légende de Georges de Lydda

Au 13ème siècle, la légende de Georges de Lydda est adaptée par Jacques de Voragine, dominicain et archevêque de Gênes, dans son oeuvre intitulée « La légende dorée ». C’est un ouvrage rédigé en latin, qui raconte la vie d’environ 150 saints.

Saint Georges terrassant le dragon / Paolo Ucello (vers 1440), (Musée Jacquemart-André, Paris)

Selon cette légende, Georges, en tant qu’officier de l’armée romaine, traverse un jour la ville de Sylène (en Lybie), qui est terrorisée par la présence d’un horrible dragon. Ce monstre dévore tous les animaux de la région et exige chaque jour des habitants une offrande de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi. Il effectue un signe de croix et récite une prière au Christ-Sauveur, puis engage un combat héroïque contre ce terrible dragon. Il finit par triompher. Le monstre est maîtrisé, la princesse est sauvée. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de lance.

Saint Georges et le Dragon / Raphaël, (National Gallery of Art, Washington DC)

Le combat de Georges contre le dragon est un thème très souvent représenté. Il symbolise la victoire de la Foi sur le Mal, et par extension celle du Bien sur le Mal.

Saint Georges terrassant le Dragon / Vittore Carpaccio (1502), (Scuola di San Georgio degli Schiavoni, Venise)

Saint Georges-Porteur de victoire (Георгий Победоносец)

Saint Georges est dit Saint tropéophore, c’est-à-dire « porteur de victoire ». (On le distingue de l’Archange Saint Michel terrassant le dragon, incarnation du diable, car l’Archange est ailé et n’est jamais à cheval.)

L’importance des croisades

Les croisades contribuèrent à donner au culte de Saint Georges un grand éclat, notamment parmi les chevaliers français et anglais. Il était donc légitime qu’ils le choisissent comme Saint protecteur. Saint martyr du 4 ème siècle, il est donc devenu le Saint Patron de la Chevalerie de toute la chrétienté (Ordre du Temple, Ordre Teutonique, Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges,…). Il est aussi le Saint Patron des scouts et des soldats.

La dimension spirituelle de Saint Georges en fait la figure idéale du vrai chevalier chrétien, un héros pur et courageux défaisant le Mal. Il est traditionnellement représenté en armure, une lance à la main, monté sur un cheval souvent blanc (en signe de pureté), et combattant un dragon au sol. On le trouve aussi parfois avec un écu et une bannière en argent « à la croix de gueules » (blanche à croix rouge), couleurs qui furent celles des croisées et devinrent celles du drapeau de l’Angleterre au 14 ème siècle.

Saint Georges est mort en martyr de sa foi le 23 avril 303. Au cours du 4 ème siècle, l’empereur Constantin lui fit édifier une église à Constantinople. Une centaine d’années plus tard, on en comptait une quarantaine en Egypte. Puis des églises lui furent également consacrées en Gaule, en Germanie, … Au fil de l’Histoire, Saint Georges devint le Saint Protecteur de nombreux pays et villes. Il est de nos jours, par exemple,  reconnu comme le Saint Patron de l’Angleterre, de la Russie, de la Bulgarie, de la Géorgie (qui porte son nom), de l’Ethiopie, du Portugal, de la Catalogne, de la Bourgogne, de Londres, Moscou, Barcelone, Gênes, Venise, Beyrouth, etc.

Saint Georges et le dragon / Ecole de Novgorod, XV ème, (Musée russe, Saint-Petersbourg)

Saint Patron de Moscou

Depuis l’époque de Dmitri Donskoï (1350-1389), qui fut, entre autres, Grand Prince de Moscou, la ville est placée sous la protection de Saint Georges, en l’honneur de son fondateur éponyme Iouri Dolgorouki (en 1147). La représentation d’un cavalier avec une lance combattant un dragon apparaît donc dans l’héraldique de Moscou dès le 14 ème siècle, et se retrouve régulièrement au fil du temps.

Blason de Moscou (1730, impératrice Anna)

Blason de Moscou,(1883, empereur Alexandre III)

Le drapeau officiel de Moscou, dans sa version moderne adoptée en 1995, est un drapeau rouge avec les armoiries de la ville en son centre : Georges de Lydda, à cheval, en armure et portant une cape bleue, attaque un dragon avec sa lance.

Blason de la ville sur un tramway de Moscou

Saint Patron de la Russie

Concernant la Russie ele-même, on retrouve très tôt la trace de Saint Georges sur le sceau du tsar Ivan III (1504), ainsi que sur des pièces de monnaie, par exemple.

Sceau d’Ivan III (1504)

Monnaie sous Ivan IV, dit leTerrible (1584)

Pièce de 4 kopeks, sous Catherine II (1762)

 

Les armoiries de l’époque de l’Ancien Empire comportaient toujours l’écu de Saint-Georges en leur centre. En voici deux exemples :

Grandes armoiries de l’Empire russe de 1883 à 1917

Petites armoiries de l’Empire jusqu’en 1917

Pendant la période soviétique, les armoiries de la RSFS (République Socialiste Fédérative Soviétique) de Russie, modifiées plusieurs fois, comportaient un blason basé sur celui de l’Union Soviétique, et reprenant les symboles communistes.

Armoiries de la République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie, de 1978 à 1992

Depuis 1993, les armoiries de la Fédération de Russie ont restaurées le modèle de l’Ancien Empire. Elles comprennent au centre de l’aigle bicéphale, l’écusson de la Moscovie, inchangé, représentant Saint Georges terrassant le dragon. A l’heure actuelle, il est intéressant de noter que ce personnage sur le blason est décrit officiellement comme « un cavalier d’argent avec un manteau bleu, sur un cheval d’argent, frappant de sa lance en or un dragon », et donc sans référence directe à Saint Georges. Mais ce n’est que la version officielle, tout le monde y reconnaît bien sûr Georges de Lydda !

Armoiries actuelles de la Russie

Quant au drapeau tricolore national de la Fédération de Russie, adopté le 11 décembre 1993, il est parfois complété par l’aigle bicéphale.

Honneur à Saint Georges

Jours de fête

Sain Georges est fêté le 23 avril (jour de sa mort) par les Catholiques et le 6 mai par les Orthodoxes. On notera cependant que, dans la culture populaire russe, cohabitent deux images de ce Saint. Il est perçu comme un guerrier, victorieux au nom de sa foi, Patron des combattants, mais aussi comme le protecteur des agriculteurs et des éleveurs. C’est le jour de la Saint Georges, au printemps, que les paysans conduisaient traditionnellement les troupeaux aux champs, pour la première fois après l’hiver.

Des lieux de culte et des statues

En Russie, beaucoup de monastères, de cathédrales ou d’églises sont dédiés à Saint Georges.

Monastère Saint-Georges, à Vieliki-Novgorod

Eglise Saint-Georges, Staraïa-Ladoga

Quant aux statues, on en trouve à foison ! En voici quelques exemples, ne serait-ce qu’ à Moscou …

Statue de Saint Georges, Place du Manège

Statue de Saint Georges, Parc de la Victoire

Statue de Saint Georges à la sortie de la station de métro Komsomolskaïa

Statue de Saint Georges en bas de Tsvetnoï Boulevard

Un sous-marin nucléaire

Mis à l’eau le 20 juin 1980, le sous-marin nucléaire K-433 fut rebaptisé, le 15 septembre1998, « Saint Georges-Porteur de victoire » (ou le Victorieux) , « Святой Георгий Победоносец « .

La salle Saint-Georges du Grand Palais du Kremlin

Le Grand Palais du Kremlin de Moscou abrite des services de l’Administration présidentielle mais aussi de magnifiques salles d’apparat, témoignage grandiose de l’Histoire du pays. Le grand escalier d’honneur conduit à cinq grandes salles de réception, à l’étage.

La salle Saint-Georges est la plus imposante : elle mesure 61 m de long, 20,5 m de large, et 17,5 m de haut. Tout en blanc et or, elle comporte un parquet de vingt essences de bois différents, dix-huit piliers ornés de statues de marbre blanc symbolisant les régions, six lustres en bronze doré de 1 300 kilos chacun. Elle est consacrée à Saint Georges, aux mérites militaires, et à la gloire des armées russes. Les murs portent les noms des régiments décorés de l’Ordre militaire de Saint-Georges (plus de 11 000), gravés en lettres d’or dans le marbre blanc, tandis que les signes de l’Ordre (notamment une croix d’émail blanc avec l’image de Saint George au centre), ornent la partie supérieure des murs. Lors de la consécration solennelle du Palais en 1849, le métropolite Filaret de Moscou déclara : »La salle Saint-Georges-le-Victorieux doit devenir un temple de la gloire pour l’Armée russe victorieuse. »

 

L’Ordre de Saint Georges en Russie

Un Ordre original créé par Catherine II

Cet Ordre fut créé par l’impératrice Catherine II, le 26 novembre 1769, pour être « l’Ordre impérial et militaire de Saint Georges, Martyr et Victorieux ». Il reçut immédiatement un important prestige social aux yeux de tous, car, pour la première fois, il  permettait de récompenser aussi bien de grands généraux que de simples soldats, ou marins, ayant fait preuve de courage au combat. Des militaires en étaient également décorés en reconnaissance de services rendus à la Patrie et dans lesquels ils s’étaient particulièrement illustrés (25 ans de bons et loyaux services pour un officier, par exemple). Distinction militaire exceptionnelle, l’Ordre possède la devise suivante : « Pour le mérite militaire et la bravoure ».

L’insigne représente Saint Georges terrassant le dragon, dans une médaille sur fond rouge posée sur une croix d’émail blanc dont la taille varie selon la classe (de 55 mm pour la classe 1, à 35 mm pour la classe 4).

Ordre de Saint-Georges (XIX ème)

Quant au ruban, il est devenu le symbole même du courage militaire russe. C’est un ruban orangé barré de trois raies noires dans le sens de la longueur, et finement brodé d’orange sur les bords. Il reprend les couleurs du drapeau impérial russe (jaune et noir à l’origine) mais aussi des écharpes de commandement que portaient les officiers russes au 18 ème siècle. Depuis 1913, la couleur orange a remplacé le jaune.

L’insigne de l’Ordre de Saint Georges

Catherine II n’a pas choisi Saint Georges comme Saint Patron par hasard. Les premiers souverains russes l’avaient déjà adopté pour symboliser la lutte contre le Mal, incarné par les envahisseurs (turques et tatars essentiellement). Dans les représentations, le dragon terrassé fut même parfois carrément remplacé par un ennemi de la Patrie !

Saint Georges terrassant le Tatar / Icône russe (XVIII ème)

Saint Georges, symbole de victoire, symbole du courage et de la vaillance militaire, devint vite le Protecteur de l’Armée russe. Il est considéré comme l’image parfaite de la gloire militaire du « Pobedonotsev », de « Celui qui apporte la victoire ».

Evolution historique

Le 10 août 1913, le tsar Nicola II décide de créer, en plus de la croix, la médaille de Saint Georges, pour pouvoir récompenser aussi des soldats simplement méritants, des sous-officiers et des infirmières, tant à titre civil que militaire. De plus, il déclare qu’une rente annuelle serait désormais allouée aux bénéficiaires de cette médaille.

Pendant toute sa détention à Ekaterinbourg, avant d’y être fusillé avec toute sa famille le 16 juillet 1918 par les Bolcheviks, Nicolas II ne porta qu’une seule décoration : une simple croix de 4 ème classe de Saint-Georges.

Si les Communistes ne purent évidemment pas conserver l’emblème chrétien de cet Ordre prestigieux, ils en gardèrent le ruban, pour symboliser la lutte du peuple russe contre le nazisme (le Mal absolu) lors de la Grande Guerre patriotique (1941-1945). De nombreux ordres ou médailles soviétiques reprendront ensuite les couleurs orange et noir de ce ruban.

(1) Médaille de la Victoire sur l’Allemagne, (2) Médaille de la prise de Berlin, (5) Médaille des 40 ans des sous-marins atomiques

Dès 1992, la Fédération de Russie décide de rétablir l’Ordre de Saint-Georges.

Insignes actuels de l’Ordre de Saint-Georges en Russie

Depuis 1943, l’Ordre de Saint-Georges a été décerné à plus d’un million de combattants pour leur bravoure.

Le fameux ruban orange et noir

Présent depuis toujours sur les récompenses de l’Ordre de Saint-Georges, le ruban orange et noir est vite devenu le symbole de la victoire de l’Armée Rouge sur l’Allemagne nazie, et, par extension, celui de l’esprit patriotique de tout un pays.

Un engouement grandissant

Depuis 2005, il réapparaît en force à chaque commémoration de la fin de la Grande Guerre patriotique (le 9 mai, en Russie), et se retrouve arboré par des millions de Russes. La ferveur populaire autour de ce ruban est aujourd’hui plus forte que jamais. Dès le début du mois de mai, de grandes campagnes de distribution gratuite de rubans sont organisées dans les rues, et, à Moscou, par exemple, 10 000 rubans sont ainsi offerts chaque jour. Il est de bon ton de le traiter avec respect, en l’accrochant idéalement « à la boutonnière » ou au bras.

La majorité des Russes choisissent de porter le ruban de Saint-Georges en signe de reconnaissance et de souvenir des 27 millions de Soviétiques morts pour la victoire contre le nazisme, par respect pour ceux qui se sont battus pour le pays. Cela reste un souvenir très vif …

L’engouement pour ce ruban devenu traditionnel dépasse les frontières et gagne en ampleur. Si les cosmonautes russes de la station internationale l’épinglent aussi à leur combinaison, en 2017, le ruban orange et noir fut remarqué dans près de 90 pays, parmi lesquels les pays de l’ex-URSS, la Serbie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Grèce, le Vietnam, la Jordanie, le Liban, la Chine, l’Inde, le Brésil, Cuba, le Canada, etc.

L’Ukraine se fâche

Par contre, l’Ukraine s’y refuse désormais. Il y est même interdit par une loi datant du 16 mai 2017. Le ruban de Saint-Georges y est devenu le symbole de « l’occupation et de l’agression russe ». Certains le considèrent même comme un soutien aux séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine, qui le portent également. Les partisans de Kiev les surnomment d’ailleurs les « doryphores », en référence à l’insecte orange et noir …

Alors, quand le Pape François s’est vu offrir ce fameux ruban début mai 2016, sur la place Saint-Pierre au Vatican, par le député russe Pavel Dorokhine, et qu’il l’a immédiatement épinglé sur sa soutane, une partie des Ukrainiens ont été furieux. En voulant commémorer les héros de la Seconde Guerre mondiale, la victoire sur le nazisme, et faire preuve de solidarité avec le peuple russe, le Pape ne mesurait pas l’offense perçue par certains.

Des dérives qui inquiètent

  • Le succès grandissant de ce ruban orange et noir n’est pas toujours vu d’un bon oeil. A l’origine distribué en rappel des décorations de l’Ordre de Saint-Georges, afin d’honorer les morts de la Grande Guerre et d’affirmer son patriotisme, il se retrouve parfois galvaudé et affiché sans respect, voire même traité comme un accessoire de mode amusant … Certains en sont bien sûr choqués.

 

  • Mais une autre offensive plus compliquée est à mener du côté du marketing. L’image de ce ruban étant libre de droits, elle se retrouve maintenant utilisée dans des campagnes publicitaires … Pour certains, l’omniprésence des couleurs orange et noire risque de porter atteinte au souvenir de la victoire de 1945. « Ce symbole, la marque de la victoire, est abaissée et dépréciée sur des emballages de salade ou de gâteaux, et même par la légèreté d’esprit avec laquelle nous l’attachons à notre rétroviseur ou à notre sac à main  » s’inquiètent des passants. Constantin Kalachëv, politologue et directeur d’un Groupe d’experts politiques, va même plus loin :  » ça suffit de gagner de l’argent sur le dos du patriotisme ! » s’insurge t-il, « on trouve même des rubans de Saint-Georges sur de la saucisse ou des bâtonnets de crabe ! Je pense que c’est au-delà du Bien et du Mal, non ? » Il propose de mettre fin à tout ce marketing autour des symboles de la Victoire par une loi. Depuis 2017, le projet est à l’étude …

Je vous laisse vous faire votre opinion avec ces quelques exemples de dérive marketing !

A deux pas de la Place Rouge …

 


Peu de personnages historiques ont réussi à traverser le temps avec autant de vaillance que Saint Georges en Russie. Il fait partie de cette éternelle lutte du Bien contre le Mal et incarne avec bravoure la victoire glorieuse !

N’hésitez pas à le saluer, désormais, quand vous le rencontrerez !!

Commentaires (12):

  1. Patricia

    13 mai 2018 à 9 h 10 min

    Tout à fait passionnant Marion! Merci de nous ballader si agréablement et clairement à travers la riche histoire de Russie! Je viens de relire ton article avec des images très fraîches de la fête de la Victoire la semaine dernière. Voilà les détails du ruban dénoués! Merci

    Répondre
    • Marion

      13 mai 2018 à 15 h 24 min

      Merci Patricia !! Si les choses s’éclairent, c’est bon signe … j’atteins mon but ! 😉

      Répondre
  2. Florence B

    19 avril 2018 à 16 h 42 min

    Merci Marion… quand je vais sur la Place Rouge je regarde déjà ces étoiles avec un œil différent mais voila que j’hallucine en voyant le symbole de St Georges partout…tu enrichis copieusement cette vie moscovite…
    A très bientôt
    Sincerement

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    • Marion

      19 avril 2018 à 22 h 34 min

      Merci Florence ! C’est bien, je vois que tu ouvres l’oeil et que tu es un bon élément très attentif … bravo !! 😉

      Répondre
  3. Gorodkov-Goutierre

    13 avril 2018 à 22 h 45 min

    23 avril fête de saint Georges selon le calendrier julien et non le 6 mai. L’Eglise orthodoxe continue d’utiliser le calendrier julien.
    Vraiment merci pour tes articles.

    Répondre
    • Marion

      13 avril 2018 à 23 h 00 min

      Pardon Elisabeth, mais mon beau calendrier orthodoxe et le site de l’Eglise orthodoxe indiquent le 6 mai … date du calendrier grégorien ! 😉

      Répondre
      • Gorodkov-Goutierre

        15 avril 2018 à 22 h 06 min

        enfin un rapprochement entre les Eglises d’Orient et d’Occident!!!

        Répondre
        • Marion

          15 avril 2018 à 23 h 46 min

          Oui, c’est une étape ! Alléluia ! Réjouissons-nous !!

          Répondre
  4. Cécile

    13 avril 2018 à 21 h 14 min

    Je ne savais pas que c’était le patron des scouts! Mais des militaires oui, d’où la fameuse devise : à nos femmes , à nos chevaux et par saint Georges, vive la cavalerie! (version plus païenne, A nos femmes , à nos chevaux, et à ceux qui les montent … je te laisse choisir l’interprétation). Merci Marion pour tout ce que tu nous fais découvrir!

    Répondre
    • Marion

      13 avril 2018 à 23 h 05 min

      Merci pour ton humour, sacrée Cécile !! Merci pour ce commentaire bien sympa, en tous cas ! 😉

      Répondre
  5. Philippe

    13 avril 2018 à 19 h 16 min

    Quel magnifique étude tu nous livres , chère Marion.
    Apprendre l’histoire de la Russie avec toi est un tel plaisir !
    Je connaissais le ruban de Saint-Georges , mais ne savait rien de toute la symbolique qui s’y attache.
    Désormais , je le regarderai autrement , et notamment avec tout le respect qu’impose sa longue histoire , et la charge affective qu’il comporte.

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    • Marion

      13 avril 2018 à 22 h 45 min

      Merci Philippe ! Voilà de beaux encouragements, c’est gentil ! Contente de partager un peu de la belle culture de ce pays si attachant…Prêt pour le 9 mai et le ruban de Saint-Georges, alors ?!😉

      Répondre

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