Marina Raskova et les « Sorcières de la nuit »

Il est des destins surprenants que l’on découvre un jour et qui vous impressionnent à jamais. Celui de Marina Raskova en fait partie et force l’admiration. Pilote soviétique élevée au rang de Héros de la Nation, elle est devenue une figure-clé de l’histoire de l’Aviation.

Sans plus attendre, je vous emmène sur les traces de cette jeune femme incroyable, peut-être inconnue, voire méconnue de certains …


Les femmes soviétiques pendant la Grande Guerre Patriotique (1941-1945)

Lorsque l’opération Barbarossa est déclenchée le 22 juin 1941 par le III ème Reich, la Wehrmacht d’Hitler envahit l’Union Soviétique en ouvrant le front de l’Est. Pendant plus de 47 mois, des combats incessants vont mobiliser le pays tout entier pour se défaire de cet ennemi nazi redoutable, agressant l’Union Soviétique affaiblie après des années de troubles intérieurs.

Dans ces années de dur conflit, les femmes soviétiques ont joué un rôle majeur pour la défense du pays, travaillant sans relâche dans des domaines aussi variés que l’industrie, les transports, l’agriculture, la santé, l’administration, ou encore l’armée. Beaucoup d’entre elles ont servi dans l’armée soviétique, souvent dans des unités médicales, mais pas seulement.

Dès 1925, les femmes âgées de 18 à 40 ans reçoivent une formation militaire afin de constituer une réserve humaine disponible immédiatement en cas de conflit. Au fur et à mesure que vont croître les effroyables pertes militaires soviétiques (27 millions de morts au final), les femmes vont intégrer en grand nombre l’Armée rouge (rebaptisée Armée soviétique en 1946). Au total, plus de 800 000 serviront dans les forces armées pendant la guerre, et beaucoup d’autres s’engageront comme « partisanes » (équivalent du terme français de « résistantes »). Près de 200 000 seront officiellement décorées, et 85 recevront le titre de Héros de l’Union soviétique, soit la plus haute distinction.

Dans l’URSS en guerre, la mobilisation des femmes a donc été massive, dans l’effort de guerre comme dans le combat. Elles se sont particulièrement illustrées au sein d’unités combattantes, notamment comme aviatrices. Marina Raskova en fut une figure capitale, fondatrice de trois régiments entièrement féminins …

Marina Raskova, Марина Михайловна Раскова (1912-1943)

Marina Raskova (accent tonique sur la seconde syllabe !) est née à Moscou le 28 mars 1912. Son père, Mikhaïl Malinine (Михайл Дмитриевич Малинин) était chanteur d’opéra et professeur de chant. Sa mère, Anna, était institutrice. Marina adorait le chant et envisageait de suivre les traces de son père. Mais lorsque celui-ci mourut tragiquement, en 1919, renversé par une moto, Marina fut dévastée : elle n’avait que 9 ans. La vie devint difficile pour la petite famille. A 17 ans, diplôme de fin d’études en poche, Marina rentra à l’usine du quartier (usine chimique Amiltrest), déterminée à aider financièrement sa mère. Ses rêves d’opéra s’envolèrent. D’abord embauchée comme stagiaire, elle devint vite assistante analyste de laboratoire. Elle y rencontra le jeune ingénieur Sergueï Ivanovitch Raskov, avec qui elle se maria. Au printemps 1930, elle donna naissance à sa fille Tatiana. Le couple divorcera cinq plus tard …

Marina et sa fille Tatiana

A partir du mois d’octobre 1931, Marina travaille au laboratoire de navigation aérienne de l’Académie militaire de l’Armée de l’air Joukovski. Elle y apprend tous les termes techniques et se forme vite, au contact des étudiants et des professeurs, les assistant dans les cours de Travaux-Pratiques et accédant à leurs conférences. Marina se découvre une vraie passion pour l’aviation.

Dans les années 1930, en URSS, de nombreux jeunes rêvaient de voler. Comme eux, Marina Raskova s’est intéressée à la navigation aérienne, mais personne ne pouvait alors imaginer que cette jeune femme deviendrait un pilote militaire si courageux. Obstinée, travailleuse, elle lit beaucoup et apprend vite. Elle approfondit les sciences physiques et mathématiques, l’astronomie, l’électronique, la météorologie, les transmissions radio, et les sciences connexes. Elle force l’admiration de tous en réussissant avec brio les examens de l’Institut d’aviation de Léningrad.

En 1934, elle est la première femme à recevoir son diplôme de navigatrice aérienne de l’aviation soviétique. Lorsque son maître de thèse, ébloui par ses résultats, lui demande quelle récompense lui donner, elle répond avec enthousiasme : » M’apprendre à piloter !! »

En 1935, elle rentre à l’Ecole des pilotes aériens de Tushino (Тушино), dans le quartier nord-ouest de Moscou. Elève très brillante, elle participe aux parades aériennes du 1er mai 1935, en tête de flotte.

Marina Raskova devenait une personnalité très connue à Moscou, de nombreux articles lui étaient consacrés, les jeunes komsomols rêvaient de ses exploits, d’autant plus qu’elle établissait des records de vol et en était solennellement décorée. Mais, c’est en septembre 1938 qu’elle connut une véritable gloire ….

Exploit et taïga, pour un Héros de la Nation

Le 24 septembre 1938, Marina Raskova embarque, en tant que navigatrice, à bord de l’ANT-37, bimoteur soviétique baptisé « la Patrie » (Родина,[rodina]). Valentina Grizodubova assure le poste de pilote, assistée de Polina Ossipenko en co-pilote. Leur mission est d’établir le record de distance de vol d’un équipage féminin, sans étape, en ralliant l’Extrême-Orient (Komsomolsk-sur-Amour) depuis Moscou, soit 5910 km en ligne droite.

Valentina Grizodubova (gauche) / Polina Ossipenko (centre) / Marina Raskova (droite)

Valentina, Marina, et Polina en pleine préparation de leur mission

Les trois jeunes femmes posant avant le départ devant leur avion « la Patrie » (Rodina)

Après 9 heures de vol sans encombre, les problèmes apparaissent. En approchant de l’Oural, les ailes de l’avion commencent à se recouvrir de glace. Les hélices sont prises à leur tour et l’avion a des ratés. La pilote accélère alors la vitesse des hélices, et pour éviter le chaos, décide de faire voler l’avion au-dessus des nuages. Jusqu’au lever du jour, le vol s’effectue ainsi à 7500 m d’altitude. La radio ne fonctionne plus, la communication avec la terre a été perdue. Quand la frontière avec la Mandchourie apparaît, le carburant vient à manquer. Lorsque les réservoirs s’avèrent vides, les pilotes décident d’un atterrissage d’urgence dans la taïga. Mais cette manœuvre condamnait à mort la navigatrice, dont la cabine de verre était tout à l’avant de l’avion. Valentina ordonne donc à Marina de sauter avec un parachute. Elle a juste le temps de prendre un revolver, un couteau de poche, une boussole, deux barres chocolatées, et saute dans le vide !

Elle tombe dans la taïga, épaisse et sombre. Elle doit souvent se déplacer en rampant, tant la progression est difficile parmi les branchages, tombant même parfois dans des marais dont elle s’extirpe difficilement, alourdie par ses vêtements épais et trempés. Marina survécut ainsi 10 jours, seule dans la taïga, avant d’arriver à rejoindre un petit village, saine et sauve.

Polina et Marina

Quant à l’avion, les deux pilotes arrivèrent à le poser sans véritables dommages, près du village de Kerbi (kraï de Khabarovsk) après un vol de 26h 29mn et 6450 km au compteur.

Un retour triomphal à Moscou

Pour leur exploit, leur courage et leur héroïsme, les trois jeunes femmes furent solennellement décorées par Staline, le 2 novembre 1938. Elle furent élevées au rang de Héros de l’Union Soviétique, récompense suprême accordée pour la première fois à des femmes. Marina Raskova reçut en plus l’Ordre de Lénine et la médaille de l’Etoile d’Or nº106. A l’âge de 26 ans seulement, elle devint un exemple glorieux pour la patrie et écrivit le récit de son aventure, intitulé « Notes de navigatrice ».

Attribution du titre suprême de Héros de l’Union Soviétique à Marina Raskova

La guerre

Marina Raskova prend une initiative capitale

Lorsque la Wehrmacht d’Hitler envahit l’Union Soviétique le 22 juin 1941, elle inflige immédiatement de sévères inquiétudes au pays. Rappelons qu’en novembre 41, l’armée allemande n’était qu’à une trentaine de kilomètres de Moscou, Léningrad était assiégée depuis le 8 septembre (ce terrible blocus durera près de 900 jours), 3 millions de Russes avaient été faits prisonniers, une grande partie de l’Armée Rouge était déjà décimée (cf. les Grandes Purges de Staline), et les forces aériennes étaient quasiment clouées au sol. La situation semblait désespérée.

Marina Raskova était entrée dans l’Armée Rouge en 1938. Staline l’estimait beaucoup. Dès le début de la guerre, devant les pertes catastrophiques de l’Armée de l’air soviétique, Marina use de sa position auprès de Staline pour le convaincre de la laisser organiser des régiments féminins, consciente de l’engouement de milliers de jeunes femmes déterminées à défendre elles aussi leur patrie. En octobre 1941, le Haut Commandement Suprême soviétique, la Stavka, l’autorise à organiser le Groupe d’Aviation nº122, une unité aérienne militaire entièrement féminine.

Recrutement et formation

Affiche de recrutement de jeunes femmes pour l’Armée de l’Air soviétique

Avec l’assistance du Komsomol (Union de la jeunesse communiste), Marina s’attèle à la tâche. La radio de Moscou diffuse, dans l’ensemble du pays, des appels destinés aux volontaires féminines. La campagne de recrutement est lancée. Répondre à la demande de Marina Raskova, Héros de la patrie, motive des milliers de jeunes femmes. Marina analyse les demandes de femmes pilotes déjà diplômées mais aussi de komsomols enthousiastes, fait passer des entretiens, et sélectionne les postulantes. Les candidates retenues sont alors envoyées sur l’aérodrome d’Engels (près de Saratov) où elles reçoivent une formation intensive et accélérée en 6 mois, au lieu de 18 en temps normal. Il y a urgence, il faut faire vite.

Outre des pilotes, le recrutement concerne bien sûr des mécaniciennes, des navigatrices, mais aussi des spécialistes de l’artillerie et des communications radio. La plupart sont âgées d’une vingtaine d’années.

Jeunes mécaniciennes

Trois régiments féminins

On notera que l’Union Soviétique, en 1942, fut la première nation au monde à inclure le personnel féminin parmi ses pilotes. L’US Army ne formera pas de femmes au combat aérien avant 1993 !

Marina Raskova crée trois régiments d’environ 400 jeunes femmes chacun.

  • le 586 ème IAP, régiment de chasse, volant sur des Iak-1 (Як-1)

Ce régiment fut principalement assigné à la défense de la ville de Saratov. Située à 860 km au sud-est de Moscou, sur la rive droite de la Volga, Saratov est un noeud ferroviaire et routier important. Beaucoup d’usines, d’industries et d’écoles militaires y sont déménagées en urgence dès le début de la guerre, en 1941. Il est donc capital de protéger cette base arrière.

  • le 587 ème BAP, régiment de bombardiers en piqué, volant sur des Pe-2 (Пе-2)

Marina Raskova en prendra le commandement. Elle enseignera à ses équipages plusieurs techniques de combat, dont une très efficace, qui consistait à faire un passage en rase-motte au-dessus de son objectif, puis, tout d’un coup, à prendre de plus en plus d’altitude, avant de couper le moteur et de piquer sur sa cible. Redoutable et extrêmement périlleux.

Après sa mort, en janvier 1943, ce régiment sera renommé « 125 ème régiment de bombardiers Marina Raskova ». Quelques hommes l’intègreront alors.

Bombardier Po-2 du régiment 587 ème BAP, printemps 1943

  • le 588 ème NBAP, régiment de bombardiers de nuit, volant sur des biplans Po-2 (По-2)

Il est le plus fameux des trois régiments, et le plus décoré de tous les régiments de l’Aviation soviétique ! (Il sera renommé en février 1943 « Régiment de la Garde », titre hautement honorifique).

Il est connu sous le surnom des « Sorcières de la Nuit »…

Les Sorcières de la Nuit

Le régiment 588 ème NBAP (Ночной Бомбардировочный Авиационный Полк), régiment 588 ème de bombardiers de nuit, fut surnommé par les Allemands « Nachthexen », »les Sorcières de la Nuit », « Ночные Ведьмы ».

Quelques jeunes femmes du régiment 588 ème NBAP

Officiellement déclaré prêt au combat en mai 1942, ce redoutable régiment arrive sur le front le 23 mai, conduit par Marina Raskova. Le 12 juin a lieu son premier combat, marquant le début d’un rythme infernal, d’une quinzaine de missions par nuit jusqu’à la fin de la guerre. Grâce à leurs prouesses, ces femmes gagnent rapidement en crédibilité, et obtiennent même le respect de leurs adversaires allemands, qui se mettent à les surnommer « les Sorcières de la nuit ». Johannes Steinhoff, militaire allemand, As de la Seconde Guerre mondiale, déclare le 2 septembre 1942 : « Nous ne pouvions tout simplement pas croire que les pilotes soviétiques qui nous causèrent les plus gros problèmes étaient en fait des femmes. Elles n’avaient peur de rien. Elles venaient nous harceler dans leurs biplans rustiques, et ne nous laissaient pas fermer l’oeil de la nuit. »

Biplan portant l’inscription : « pour la patrie, pour Staline ! »

Harcelant et bombardant de nuit l’armée allemande sans relâche, avec leurs biplans obsolètes Polikarpov Po-2, conçus en 1928 et destinés à être utilisés comme avions d’entraînement et non de combat réel, les Sorcières sont redoutables. Sans radar, s’orientant dans la nuit avec une carte et un compas, elles se déplacent dans des biplans certes lents mais d’une manœuvrabilité exceptionnelle qui les rendent difficiles à abattre. Une de leur technique de furtivité consistait à passer, le moteur au ralenti, à proximité de leur cible, et à se laisser planer jusqu’au point de largage, portées silencieusement par le vent.

Devant un biplan du régiment 588 ème NBAP, 1942

Derniers préparatifs avant le vol, 1942

« L’hiver 1942 fut particulièrement redoutable, lors de la bataille de Stalingrad. Les avions étaient si froids qu’il ne fallait surtout pas les toucher à mains nues de crainte de voir notre peau s’arracher », témoigne l’une d’entre elles. Ces femmes courageuses vécurent dans des états permanents de stress, de fatigue, et d’émotion inimaginables. Les statistiques soviétiques montrent que le 588 ème NBAP fit, tout au long de la guerre, près de 24 000 sorties et largua plus de 23 000 tonnes de bombes ! 23 femmes pilotes de ce régiment furent décorées de la Croix d’Or des Héros de l’Union Soviétique. Sacrées Sorcières …

Des « Sorcières de la nuit »

Dans le récit qu’elle fait de ces événements, une ancienne navigatrice, le Lieutenant Galina Brok-Beltsova, déclare malicieusement : « Nous nous comportions comme de véritables kamikazes ! Les Allemands nous ont surnommées « les Sorcières de la nuit », mais nous étions jeunes et belles ! On aurait préféré qu’ils nous appellent « les Beautés de la nuit » !!! »

Une fin tragique au service de la nation

Marina Raskova est décédée le 4 janvier 1943, à l’âge de 30 ans, à bord du bombardier qu’elle pilotait. Alors qu’elle convoyait plusieurs nouveaux bombardiers vers Saratov, les avions furent pris dans une grosse tempête de neige qui bloqua soudain toute visibilité. Volant à basse altitude, son bombardier (et sans doute d’autres du convoi aussi, mais les rapports soviétiques ne sont pas très bavards à ce sujet …) heurta une colline, à quelques kilomètres à peine de l’arrivée. Les quatre membres d’équipage périrent dans un choc d’une violence extrême.

Stèle commémorative, au pied de la colline contre laquelle l’équipage du bombardier trouva la mort.

Enterrée dans un premier temps à Saratov, Maria Raskova fut ensuite incinérée. Staline lui offrit des obsèques nationales et fit placer ses cendres dans la nécropole du mur du Kremlin de Moscou, sur la Place Rouge, honneur réservé aux plus hautes personnalités de l’Union Soviétique, et hommage ultime accordé à celle qui demeure une figure-clé de l’histoire de l’Aviation.

Titrée major en 1942, décorée de la Médaille du mérite au combat, de l’Ordre de Lénine (2 fois, en 1938), Héros de l’Union Soviétique (1938), Membre honoraire du NKVD (1940), Marina reçut l’Ordre de la Grande Guerre Patriotique, 1ère classe, à titre posthume, le 30 septembre 1944. De nombreux lieux (rues, places, écoles, académies militaires d’aviation …) portent désormais son nom à travers le pays. Même si l’Ukraine, dans sa politique de réforme, a décidé récemment de débaptiser les lieux qu’elle lui avait initialement accordés, le nom de Marina Raskova reste célèbre dans les anciens pays de l’URSS, et le souvenir du courage et de l’héroïsme de cette jeune femme, toute dévouée à la défense de sa patrie, reste vivace et hautement respecté. Son audace et son obstination, son travail et sa lucidité, lui permirent d’accomplir l’exploit unique et incroyable de fonder ces régiments féminins soviétiques et de les rendre redoutablement efficaces contre l’ennemi nazi. Un destin impressionnant pour une si jeune femme …

Marina Mikhaïlovna Raskova


Documents supplémentaires

Polina, Valentina, et Marina

Marina et Polina, juste avant le départ, le 24 septembre 1938, à l’aérodrome militaire de Chtchelkovski (actuel Tchkalovski), 30 km au nord-est de Moscou.

Aviatrices soviétiques / L.G. Tchorbadzé / Musée de la Grande Guerre Patriotique, Moscou

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Avion Tu-134Ch, portant le nom de Marina Raskova, destiné à l’entraînement des élèves navigateurs, base aérienne de Tambov.

Commentaires (10):

  1. Florence B

    16 mai 2018 à 21 h 32 min

    Merci Marion. Quel destin époustouflant! Je te soupçonne d’ecrire Pour moi en te disant : elle va encore apprendre qq chose et ce jusqu’à son départ! Fais moi plaisir et continue a écrire après …😘
    Bises
    Florence B

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    • Marion

      16 mai 2018 à 23 h 02 min

      Merci Florence ! Espérons surtout que ton intérêt profond pour la Russie perdurera à Francfort … Mais les liens historiques multiples entre la Russie et l’Allemagne devraient te rappeler souvent ce beau pays que tu aimes tant ! Mes articles seront là aussi pour t’y aider ,,, 😉 Bises Florence !

      Répondre
  2. Vincent

    12 mai 2018 à 18 h 18 min

    Bonjour Marion, une fois de plus, un réel délice de lire tes articles. Je connaissais le rôle des femmes pilotes mais pas celui de Marina et des « beautés de la nuit ». Encore merci pour ces articles.
    Bises
    Vincent

    Répondre
    • Marion

      12 mai 2018 à 19 h 15 min

      Merci Vincent !! Quel plaisir de savoir que Marina et les « Beautés de la nuit » (tu as raison !!) sont arrivées jusqu’à Prague !! Bises à tous les deux et merci de ta fidélité … Vous nous manquez ! 😉

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  3. Philippe

    12 mai 2018 à 10 h 03 min

    Extraordinaire destin , dont j’ignorais tout , que celui de cette femme héroïque , courageuse , volontaire , animée d’un idéal dans lequel elle puisait sa force…au surplus dans un monde d’hommes qui ne devait pas voir cela sans un peu d’ironie!
    Merci Marion pour cette belle page d’histoire.

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    • Marion

      12 mai 2018 à 11 h 27 min

      Oui, une sacrée jeune femme qui a réussi à convaincre et motiver ces régiments féminins d’affronter l’ennemi dans des déluges de feu avec des biplans obsolètes qui s’embrasaient comme des boîtes d’allumettes, comme beaucoup l’ont raconté… Toutes des héros !
      Merci Philippe !!

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  4. Michelle friedmann

    11 mai 2018 à 21 h 41 min

    Tres belle idée de donner vie aux exploits des femmes si souvent tus et ou ignores Merci pour ce témoignage stimulant pour les femmes

    Répondre
    • Marion

      11 mai 2018 à 23 h 43 min

      Merci Michelle ! L’exploit de Marina Raskova est bien connu en Russie, mais, effectivement, peu, voire pas du tout, ailleurs. Et j’ai saisi l’occasion de faire découvrir ce sacré tempérament de Héros à l’occasion des commémorations du 9 mai en Russie … Contente de lui redonner un peu de gloire !! 😉

      Répondre
  5. Florence

    11 mai 2018 à 17 h 59 min

    Quel destin ! Des exploits féminins tellement précurseurs (pilotes, cosmonautes….) et quel décalage avec les clichés traditionnels de la femme russe d’aujourd’hui (d’ailleurs comment faisaient-elles pour manoeuvrer leurs avions avec des talons de 20 cm… ???)

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    • Marion

      11 mai 2018 à 18 h 48 min

      Quand on parle « d’accepter son sort » ou de « provoquer son destin » … Marina Raskova cumule les deux !! Sans aller jusqu’aux 20 cm de talons 😉, j’ai lu, ceci dit, beaucoup de témoignages où ces femmes souffraient de se masculiner, et disaient que ce fut une grande joie pour elles, une fois la guerre finie, de retrouver leurs robes ! Merci Florence !!

      Répondre

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