25- Mais où va donc toute cette neige ?

Lorsque les premiers flocons de neige virevoltent dans le ciel de Moscou, notre âme d’enfant s’éveille et la magie de l’hiver opère. La ville se transforme instantanément, la blancheur de la neige fait ressortir les bâtiments colorés de la capitale, et les chapkas se couvrent de blanc. Tout devient immaculé, le temps semble s’arrêter. Que c’est beau !

Mais voilà déjà les premiers bruits de klaxon, les éclaboussures des voitures, et les pas, mal assurés, des passants sur des trottoirs devenus glissants. Le charme s’évanouit ! La belle neige si pure vire au gris, et le ballet des chasse-neige démarre. La ville s’affaire alors, et monte au front toute une armée de combattants armés de pelles, de piques, de bulldozers, de pelleteuses, décidés à traquer ce bel ennemi devenu tout-à-coup redoutable. Une seule idée en tête : nettoyer la ville au plus vite et charger la neige dans les bennes de ces fameux camions oranges qui sillonnent les rues de la capitale. Mais ensuite ? Où partent-ils avec leur précieux chargement ? Où va donc toute cette neige ?

Menons l’enquête !


D’où vient toute cette neige collectée ?

Un véritable plan de bataille s’organise

Dès le 1er octobre de chaque année, le matériel et les équipes de lutte contre la neige sont prêts à affronter les premiers assauts de la météo. C’est le maire de Moscou lui-même (actuel Sergueï Sobianine, Сергей Собянин) qui ordonne toutes les opérations de déblaiement de la capitale, et les engins interviennent dès qu’il est tombé 3 cm de neige.

La société Mosvodokanal (Мосводоканал) prend majoritairement les choses en main, secondée parfois par de plus petites entreprises privées qu’elle coordonnera.

L’hiver, à Moscou, la lutte contre la neige ne s’arrête jamais. La victoire se gagne au dernier flocon anéanti ! C’est un combat nuit et jour, pendant des mois, souvent mené dans l’urgence. Il en va de l’économie du pays.

En voici un exemple récent. Suite aux énormes chutes de neige de début février 2018 (43 cm en un week-end !) , explosant tous les records jamais enregistrés, il a fallu enlever chaque jour des rues de Moscou, plus d’1,5 million de m3 de neige, et ce pendant plus de trois semaines. C’est énorme ! L’hiver, 14 500 engins travaillent en permanence, sans relâche. Si l’on considère toutes les surfaces à déneiger de la ville (rues, trottoirs, cours des immeubles, mais aussi toits de tous les bâtiments), on arrive à une superficie de 170 millions de m2 : c’est un travail de titans qui s’annonce. Et les habitants de la ville doivent parfois s’armer de patience avant de voir disparaître tous les tas de neige accumulée çà et là. Ainsi, quand il tombe 20 cm de neige, Moscou reçoit 34 millions de m3 de neige ! Des chiffres qui donnent le tournil (source Novosti, 16/02/2018).

Mais, finalement, pourquoi autant déneiger Moscou ?

Une ville comme Moscou, si gigantesque (2 511 km2, soit près de 24 fois la superficie de Paris intra-muros) est organisée autour de ses moyens de transport, et toute son économie, comme une grande partie de celle du pays, en dépend. Entre les bus, tramways, trolleybus, voitures, métro, trains (9 gares ferroviaires), et avions (4 aéroports), on ne peut imaginer ici une paralysie à cause de la neige !

Si des petites rues peuvent éventuellement rester envahies quelque temps, la priorité absolue est donnée au dégagement des grands axes (de parfois 8 ou 10 voies) et des immenses ronds-points afin d’éviter un chaos total. Les voies ferrées et les aéroports sont également traités en premier.

Déneiger rapidement se révèle alors indispensable pour des raisons de sécurité évidentes mais aussi pour éviter au maximum de ralentir les flux de circulation de tous ces moyens de transport. Contrairement à d’autres villes de Russie plus froides, qui peuvent se permettre de laisser une bonne couche de neige sur les routes, Moscou connaît, l’hiver, des températures qui peuvent osciller autour de 0°C. La moindre petite pluie va alors très vite se transformer en glace ! Voilà pourquoi, à Moscou, les engins nettoient les chaussées jusqu’à l’asphalte, et les arrosent abondamment de sels de voirie et d’agents chimiques appelés « fondants » (реагент). A Moscou, on utilise un mélange de poudre de marbre et de chlorure de sodium, appelé « réaguient’ KR-2 » (« реагент КР-2 »). La glace des trottoirs est combattue à coups de pique, et du sel est répandu en abondance.

Déneiger et traiter cette neige est aussi indispensable d’un point de vue sanitaire et écologique. La ville de Moscou en a clairement pris conscience en 2002. Jusqu’à cette date, la neige du centre-ville était simplement jetée dans la Moskova ! Sachant que la neige urbaine contient des polluants liés aux divers véhicules (comme de l’huile, de la graisse, du carburant, des particules de caoutchouc, des métaux lourds, des sels de voirie, des agents chimiques, …), des ordures et des débris divers, de la poussière et des polluants atmosphériques, on comprend mieux l’urgence de prendre au sérieux cet ennemi venu du froid …

Où et comment traquer ce faux ami ?

  • Sur les grands axes routiers

A l’annonce de chutes de neige, le dispositif est prêt et bien rôdé, souvent encadré par des voitures de police qui au préalable dégagent les voies de toute circulation. La parade spectaculaire des chasse-neige s’élance. Avançant à environ 40 km/h, avec un décalage calculé, l’armada progresse avec méthode. Suivent deux sableuses/saleuses qui épandent généreusement leur produit sur la chaussée. Et derrière, en troisième position, avance le flot de voitures libérées sur un asphalte retrouvé. Regardez cette courte vidéo filmée sur le grand périphérique de Moscou, c’est impressionnant d’efficacité ! (petite pensée inévitable pour la fameuse N 118 de la région parisienne !)

  • Sur les lieux de passage piétonnier et le bord des routes

Les équipes de déneigement, composées d’agents municipaux, s’activent en permanence pour faciliter le passage des piétons sur les trottoirs, vers les accès au métro, dans les parcs de la ville, rejetant indéfiniment les tonnes de neige à l’aide de pelles, de souffleurs, de mini pelleteuses et engins divers. Les tas formés seront enlevés progressivement.

On notera l’utilisation des « petites mains d’or » (« золотые ручки », surnom donné par les employés) toujours étonnantes à regarder en pleine action !

Je vous laisse découvrir cet astucieux et amusant mécanisme, extrêmement efficace, qui ramasse en une heure près de 300 m3 de neige, soit l’équivalent d’ une vingtaine de camions-benne (15 m3 environ par benne) :

  • Sur les toits

La neige accumulée sur les toits, et la glace qui s’y forme souvent, représentent une charge périlleuse et un danger de tout instant. Des équipes plus ou moins bien équipées, plus ou moins bien sécurisées, se mettent alors à déblayer les toits de tout Moscou, répétant l’opération jour après jour au besoin. Le risque est réel : on déplore malheureusement chaque année des chutes mortelles…

  • Sur les pistes des aéroports

Outre les classiques chasse-neige et bulldozers, Moscou a investi dans des déneigeuses puissantes, de fabrication russe, qui dégagent jusqu’à 1 300 tonnes de neige par heure.

Que faire de toute cette neige ?

La neige (et la glace aussi, d’ailleurs) déblayée des toits, des cours d’immeubles, des chemins, des rues, des grands axes, des autoroutes, des voies ferrées, des pistes d’aéroport, se retrouve chargée dans les bennes des camions que l’on voit régulièrement en pleine ville, partant vers une destination inconnue …

Pour se débarrasser de toute cette neige, il existe plusieurs méthodes.

La plus simple et la plus ancienne

Elle consiste à entreposer la neige sur un immense terrain, à l’extérieur de la ville, et à attendre patiemment le printemps pour qu’elle commence à fondre. Cette façon de faire est largement utilisée dans beaucoup de villes petites et moyennes de Russie, disposant de grands terrains disponibles et où la neige stockée n’est pas forcément très polluée. Un budget non négligeable est alors alloué par la commune au déblaiement et au transport de la neige.

Les aires de fonte à l’air libre mais avec filtrage

Par contre, le problème est tout autre lorsque les villes, dont la neige s’avère polluée, ne disposent pas du budget nécessaire pour traiter cette neige de manière plus écologique. Les polluants s’infiltrent dans la terre, gagnent les rivières et les nappes phréatiques, et contaminent chaque année un peu plus les terrains. Cependant, des efforts ont été faits ces dernières années pour créer au minimum des sites de dépôt de neige avec un revêtement étanche. La neige fondue passe dans un réseau de filtres avant d’être rejetée à l’extérieur ou dans les égoûts de la ville. Le niveau de traitement est déterminé et ajusté selon la qualité et la quantité de neige recueillie. Le coût d’une telle installation varie de 10 000 à 15 000 roubles par m3. Ce système existe en grande banlieue de Moscou.

Les sites fixes de fonte et de traitement de la neige

Il existe actuellement à Moscou 35 stations de déneigement situées dans tous les districts administratifs de la ville, et capables de traiter chacune 14 000 m3 de neige par jour. La première station moscovite date de 2002. Ces stations, ou sites, travaillent l’hiver 24h/24, jours fériés et week-ends compris, et reçoivent de 700 à 800 camions en 24h. En période de grandes chutes de neige, l’ensemble des 35 sites traite jusqu’à 30 000 camions de neige, qui déchargent leur cargaison en moins de deux minutes !

Ce système est très automatisé et requiert peu de main d’oeuvre. Le principe est simple : le site de fonte et de traitement est généralement situé à proximité des collecteurs d’eaux usées de la ville, là où le débit du flux est rapide (minimum 0,5 m3/s). Le camion déverse sa neige sur un tamis, parfois équipé de rouleaux-concasseurs qui répartissent la neige et commencent à la faire fondre.

Un grand bassin de décantation reçoit cette masse plus ou moins grisâtre, qui continue de fondre sous l’influence de la chaleur provenant soit :

  • du circuit des eaux usées de la ville (maintenu entre 14°C et 18°C toute l’année),
  • de l’énergie fournie par les installations municipales (seulement pour des villes puissantes en énergie),
  • voire parfois des eaux usées produites par une centrale thermique à proximité.

L’eau de fonte est ensuite filtrée, nettoyée, et renvoyée dans le circuit des égoûts de la ville. Elle rejoindra alors naturellement l’usine de traitement des eaux usées la plus proche. Ces sites de fonte et de traitement sont possibles uniquement si le système des égoûts de la ville a la capacité de recevoir et de traiter en supplément l’eau de fonte qu’ils produisent, et si la municipalité peut investir un budget de construction de 20 à 30 000 roubles par m3. A Moscou, les stations d’épuration de la ville sont très puissantes et ont été conçues pour pouvoir supporter sans problème l’apport dû à de très fortes chutes de neige.

Site de fonte dont la chaleur est fournie par le circuit des eaux usées de la ville

Site de fonte dont la chaleur est fournie par les installations municipales

Les fondeuses mobiles

Dans les grandes villes qui ne sont pas équipées de sites fixes (Moscou, Saint-Petersbourg, Novosibirsk, Kazan, ou encore Samara le sont), on trouve des fondeuses mobiles, fonctionnant sur la même idée. Jusqu’en 2005, ces fondeuses mobiles étaient achetées par la Russie au Canada ou aux États-Unis, mais elles revenaient très cher (10 à 20 millions de roubles l’unité).

Depuis, des entreprises russes comme Totem (2005), Metallist OSA (2010) ou Vniistroïdormach (Bниистройдормаш, 2007) se sont mises à en produire elles-mêmes, et les coûts ont été divisés par 10 voire 15.

La ville de Moscou est équipée de 220 fondeuses mobiles.

Ces fondeuses à neige fonctionnent en circuit fermé, selon des systèmes qui peuvent légèrement varier mais dont l’idée générale est la même. La neige est déversée, par exemple, sur un épandeur-broyeur situé au-dessus d’une cuve chauffante, et fond au contact des surfaces chaudes et de la vapeur d’eau qui s’accumule à l’intérieur. Ou bien, comme sur le schéma ci-dessous, la cuve de rétention jouxte un réservoir d’eau chauffée qui arrose la neige et la fait fondre rapidement. Dans les deux cas, l’eau de fonte est filtrée, les résidus sont collectés, et elle est ensuite directement expulsée par la trappe des égoûts de la ville au-dessus de laquelle la fondeuse a été positionnée.

Ces fondeuses fonctionnent au mazout, ou au diesel. Elles chauffent 400 litres d’eau à 70°C, permettent de faire fondre environ 35 tonnes de neige à l’heure en consommant 200 litres de carburant. (Les modèles les plus imposants peuvent aller jusqu’à faire fondre 80 tonnes de neige à l’heure.) Elles sont pratiques, mobiles et efficaces, et s’installent très facilement dans un quartier pour traiter le déneigement local. Une simple pelleteuse suffit, le va et vient des camions n’est donc pas nécessaire, c’est un gain de temps important. Mais, ces stations mobiles présentent aussi de nombreux inconvénients comme le bruit, l’odeur et la pollution des gaz d’échappement, et le nettoyage fréquent de la cuve encombrée de dépôts et de déchets. Des projets de passage à l’énergie électrique ou au gaz liquide sont à l’étude … 2017 ayant été déclarée « année de l’écologie en Russie », espérons que cet élan novateur est une véritable prise de conscience durable de la nécessité absolue de respecter l’environnement !

Lorsque les prochaines chutes de neige tomberont sur Moscou, je suis sûre que vous serez maintenant plus averti du plan de bataille mis en place pour libérer au plus vite la ville de ce beau tapis blanc, et vous suivrez des yeux les fameux camions-benne oranges chargés de neige en vous disant : « Hum, maintenant, plus de secret pour moi … je sais où vous allez, les gars ! »

Par contre, si votre âme de poète ou d’enfant vibre en vous, dirigez-vous vite vers les nombreux parcs de la capitale où la neige a la permission de s’éterniser un peu plus longuement …

Je vous souhaite à tous de belles balades hivernales !

Commentaires (28):

  1. Daniel FILLIATRE

    9 mars 2018 à 11 h 31 min

    Bravo Marion pour cet article détaillé et très instructif.
    Au fait il neige combien de jours par an sur Moscou car dans la région Parisienne on a pas le même dispositif mais cela coûterait peut-être trop cher pour un jour ou deux de neiges qui paralysent toutes les routes pour à peine 3 à 4 cm.
    Biz à la prochaine et encore merci.

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    • Marion

      9 mars 2018 à 15 h 10 min

      Merci Daniel ! Difficile de compter en nombre de jours de neige ici …il peut commencer à neiger dès le début d’octobre jusqu’à fin avril ! (des défilés du 1er mai sur la place Rouge ont déjà eu lieu sous la neige !!) Il peut aussi neiger en continu pendant plusieurs jours, ou rien du tout pendant des semaines !! Tu l’auras compris, c’est très variable !! Cette année, nous avons beaucoup de neige…mais aussi beaucoup de soleil ! Un bel hiver en somme !!
      À bientôt Daniel. Bises

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  2. Elisabeth

    6 mars 2018 à 12 h 29 min

    Whaou…Marion c’est un régal de te lire !!! Je vais pouvoir faire la savante auprès de mes enfants…

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    • Marion

      6 mars 2018 à 14 h 34 min

      Mais pas qu’eux !! Merci Elisabeth, c’est sympa !

      Répondre
  3. Catherine

    6 mars 2018 à 12 h 21 min

    Encore un grand bravo pour cet article si fouillé. Outre le côté technique (indéniable ! )ton style est si fluide que c est toujours un plaisir de te lire!

    Répondre
    • Marion

      6 mars 2018 à 14 h 32 min

      Un immense merci, Catherine ! Et c’est un plaisir pour moi de savoir que tu apprécies autant. Top !

      Répondre
  4. Aline

    5 mars 2018 à 20 h 17 min

    Quel plaisir de te lire Marion! Et j’adore la diversité des sujets! Merci!!!

    Répondre
    • Marion

      5 mars 2018 à 21 h 17 min

      Merci beaucoup Aline, fidèle lectrice que tu es !! C’est sympa de me suivre partout dans mes pérégrinations russes !!! 😂

      Répondre
  5. Aurelie

    5 mars 2018 à 11 h 52 min

    Merci pour cet article super bien documenté! J’aime beaucoup vous lire, vos articles sont toujours intéressants et agréables à lire.

    Répondre
    • Marion

      5 mars 2018 à 14 h 06 min

      Merci beaucoup Aurélie, c’est vraiment très gentil de votre part. C’est vrai que je mets un point d’honneur à creuser mes sujets et à remonter à la source des informations ! Merci d’apprécier, je suis touchée…

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  6. Agnès DD

    4 mars 2018 à 20 h 01 min

    Bravo pour ce très bon reportage très technique et si joliment illustré. Merci Marion

    Répondre
    • Marion

      4 mars 2018 à 20 h 54 min

      Merci Agnès ! Tu as pu comme ça retrouver un peu d’ambiance de Moscou …😉 Biz

      Répondre
  7. Piquard

    4 mars 2018 à 12 h 11 min

    Super interessant. Merci Marion

    Répondre
    • Marion

      4 mars 2018 à 13 h 54 min

      Merci Laure. Et à Prague, comment font-ils ?

      Répondre
  8. Cecile

    4 mars 2018 à 8 h 08 min

    Un grand merci Marion pour tous tes articles, toujours intéressants, originaux et extrêmement bien documentés. ! Continue !

    Répondre
    • Marion

      4 mars 2018 à 8 h 36 min

      Et un grand merci à toi, Cécile, pour tes encouragements et ta reconnaissance ! C’est gentil ! 😉 Pas d’inquiétude …. je continue !!

      Répondre
  9. Hamilton

    3 mars 2018 à 12 h 16 min

    Très bon article ! Avec un peu de technique, c’est parfait !

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    • Marion

      3 mars 2018 à 12 h 27 min

      Merci Hamilton ! Je sens l’âme de l’ingénieur en toi ….😉

      Répondre
  10. Odile Pourtoy

    3 mars 2018 à 5 h 52 min

    Très intéressant. Et les chiffres sont Impressionnants! Qui aurait pensé que plus de 14 000 camions entrent dans ce ballet !!!!
    Merci Marion

    Répondre
    • Marion

      3 mars 2018 à 7 h 43 min

      Merci Odile ! Effectivement, c’est une autre dimension…à l’échelle de Moscou ! 14 500 engins par jour : camions, mais aussi chasse-neige, pelleteuses, bulldozers, balayeuses … toute une armée rentre en action ! Oui, c’est impressionnant …😉

      Répondre
  11. Agnès L

    2 mars 2018 à 23 h 20 min

    MERCI Marion, ravie de trouver enfin une réponse à mon questionnement devant le ballet des camions-bennes.
    A bientôt!
    Agnès

    Répondre
    • Marion

      3 mars 2018 à 7 h 38 min

      De même ! Ces gros camions oranges chargés de neige m’intriguaient !! Merci Agnès.

      Répondre
  12. Laurent Dané

    2 mars 2018 à 22 h 37 min

    Impressionant tout ce travail. Et tres interessant de voir tout ce qui est mis en oeuvre. Mais ils en ont de l’energie ces russes pour faire fondre toute cette neige. Peut etre qu’il faudrait mieux la stocker et attendre qu’elle fonde toute seule au printemps. Mais en recuperant l’eau pour la depoluer comme maintenant ce qui est tres bien.

    Répondre
    • Marion

      2 mars 2018 à 22 h 48 min

      Mais stocker nécessite beaucoup de place ; il faudrait donc emporter toute cette neige à l’extérieur de Moscou, ce qui est impossible en termes de temps, de coûts, et de pollution !! Les sites de fonte en pleine ville assistés des fondeuses mobiles sont finalement un bon compromis, rapide et efficace ! Et je suis d’accord avec toi, Laurent, « ils en ont de l’énergie, ces Russes »! Impressionnant… A bientôt !

      Répondre
  13. Bénédicte

    2 mars 2018 à 22 h 14 min

    Très bien documenté Marion!! Une lecture bien fondante ! Un délice…

    Répondre
    • Marion

      2 mars 2018 à 22 h 38 min

      Tu as remarqué…un texte bien propre qui n’a même pas besoin d’être filtré !!! Merci Bénédicte !

      Répondre
  14. Florence B

    2 mars 2018 à 17 h 28 min

    C’est juste incroyable! Merci Marion…Florence B

    Répondre
    • Marion

      2 mars 2018 à 17 h 32 min

      C’est sûr que c’est une autre dimension !! Merci Florence 😉

      Répondre

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