Les haleurs de la Volga

S’il est un tableau du fameux peintre russe Ilia Répine que tous les Russes connaissent, c’est bien celui des « Haleurs de la Volga » (« Бурлаки на Волге »). C’est un incontournable de la culture russe, qui, au-delà de la qualité artistique indiscutable, dépeint un aspect souvent méconnu de la vie le long de la Volga, au temps de la Russie tsariste.

A travers le tableau de Répine, ouvrons une fenêtre … sur la Volga !


A l’origine de l’oeuvre

Ilia Efimovitch Répine (1844-1930)

Autoportrait, Ilia Répine, 1878

Ilia Répine est un monument de la peinture russe, un peintre d’une immense carrière. Il est né le 6 août 1844 à Tchougouiev (Чугуев), ville de l’empire russe, près de Kharkov (actuel Ukraine). Il est issu d’une famille de militaires. Passionné très tôt par la peinture, il apprend l’art des icônes et des peintures bibliques. A 19 ans (1863), il entre à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Petersbourg, au moment où souffle un vent de révolte au sein de cette institution. De jeunes artistes n’acceptent plus le classicisme imposé, et, au nom de la liberté d’expression, soutiennent que la peinture doit être le reflet de la réalité. En 1870, ils fondent la « Société des Expositions Artistiques Ambulantes », afin de peindre la vie et la nature telles qu’elles sont, et d’organiser des expositions dites « ambulantes ». L’âge d’or des « Ambulants », « Передвижники » (cf. mon article sur Chichkine) durera dix ans. Répine, très tôt influencé, rejoindra les expositions itinérantes dès 1874, et intègrera officiellement le mouvement en 1878.

Etudiant à l’Académie de Saint-Petersbourg de 1864 à 1871, diplômé de la plus haute distinction en 1871 (médaille d’or), Répine y fut professeur de 1894 à 1907. Peintre de la vie rurale, intime du peuple russe, mais aussi talentueux portraitiste, Ilia Répine est mort et enterré dans sa propriété d’alors, en terre finlandaise, le 29 septembre 1930, à l’âge de 86 ans. Après la Grande Guerre patriotique, cette terre reviendra à la Russie, et sera même baptisée Répino en 1948 en hommage au célèbre peintre russe.

Une rencontre inattendue

Encore étudiant, Répine part passer quelques jours au bord de la Néva (près de Saint-Petersbourg) avec son ami Konstantin Savitski, dans le cadre d’un projet de travail donné par l’Académie. C’est là, dès 1869, que l’idée de son célèbre tableau lui viendra, en découvrant le travail pénible des haleurs de bateaux.

(J’en profite pour ouvrir une petite parenthèse linguistique : le batelier, ou marinier, étant le professionnel dont le métier consiste à piloter un bateau fluvial, je parlerai bien de « haleur » pour désigner la personne qui tire, ou hale, les bateaux le long des cours d’eau à l’aide d’une corde ou d’un câble. En russe, les haleurs se nomment « bourlaki » (« бурлаки »). C’est donc un terme que j’utiliserai également !)

Puis, en 1870, il entreprend un voyage le long de la Volga, cette fois, de Tver à Saratov. Il s’installe tout l’été dans la région de Samara, et s’intéresse de plus près à la vie de ces haleurs.

Un tableau remarquable

Commencé en 1870, le tableau de Répine intitulé « Les haleurs de la Volga » fut achevé en 1873. Il est actuellement conservé au Musée d’Etat Russe de Saint-Petersbourg. Il est considéré comme peut-être le plus célèbre tableau du mouvement des Ambulants, pour sa description sans faille du travail éreintant des bourlaki, ces ouvriers journaliers qui tractaient les bateaux à contre-courant le long de la Volga. Avant de nous pencher sur cette oeuvre, je vous invite à marcher sur les pas de Répine et à partir, comme lui-même l’a d’abord fait, à la rencontre des haleurs de la Volga.

La vie des haleurs de la Volga

La Volga

Longue de 3700 km, la Volga est considérée comme le plus long fleuve de Russie, et aussi d’Europe. Elle prend sa source dans les collines de Valdaï, entre Saint-Petersbourg et Moscou, et se jette dans la mer Caspienne à Astrakhan. Dans l’imaginaire russe, la Volga est symbole de liberté et de volonté, et a inspiré de nombreuses oeuvres.

Les conquêtes de Kazan en 1552, puis d’Astrakhan en 1556, ouvrent la libre circulation sur la Volga jusqu’à son embouchure sur la mer Caspienne. Le réseau fluvial de la Russie occidentale se retrouve alors la voie principale pour le transport des marchandises, et le développement du pays s’organise autour de ses fleuves.

Jusqu’au 20ème siècle, le cours de la Volga n’est pas aisément navigable partout. Aux obstacles naturels comme les rochers, les bancs de sable ou les rapides, s’ajoutent le risque d’attaques de brigands. Beaucoup de régions isolées servent de refuge aux fugitifs. Pour parer à ce danger, les bateaux naviguent souvent en caravane, sous la protection de bataillons armés du tsar.

Caravane de bateaux sur la Volga

La ville de Rybinsk, dans le cours supérieur de la Volga, était officieusement appelée « capitale des bourlaki ». Ce grand port de transbordement et plateforme de commerce attirait beaucoup de travailleurs (porteurs, cochers, manutentionnaires, haleurs, …) D’autres villes sur la Volga, comme par exemple Kostroma, Putchej (Пучеж-на Волге), Nijni-Novgorod, Saratov, ou encore Samara rassemblaient aussi beaucoup de haleurs.

Monument à la gloire des haleurs de la Volga, à Samara

Un travail éreintant

Pour remonter le fleuve à contre-courant, lorsque le vent venait à manquer, que le courant était trop fort, que le passage était délicat, ou encore en cas d’échouage, les bateaux faisaient appel à des ouvriers journaliers, qui se mettaient à les tirer depuis la berge, parfois sur plusieurs kilomètres.

Ce travail ingrat était effectué par les couches les plus pauvres de la société : des vagabonds, des mendiants, des anciens prisonniers, ou encore des fugitifs, qui, pour gagner un peu d’argent, ou de la nourriture, s’attelaient à des harnais et tiraient. Des paysans pouvaient aussi se joindre aux équipes, soucieux de percevoir un revenu supplémentaire. Malgré un travail extrêmement pénible, en une saison (printemps ou automne), les bourlaki pouvaient gagner un salaire suffisant pour vivre six mois à l’abri de la pauvreté. (Il s’agissait bien d’un travail exténuant, certes, mais rémunéré, et non d’esclavage comme on le lit parfois …)

 

Attelés aux sangles qui partaient du mât du bateau (ce qui permettait au pilote de diriger l’embarcation), les haleurs marchaient en file indienne, le plus souvent en groupe de 10 à 45 personnes. L’homme de tête donnait le rythme en scandant un chant, et le convoi s’ébranlait, avançant d’abord le pied droit, puis ramenant le pied gauche à son niveau. Le pas était donné, pas question de faiblir au risque de faire échouer le groupe. Le chant préféré des haleurs était « Doubinoutcka » (« Дубинучка »). Il deviendra plus tard très populaire au sein de la classe ouvrière révolutionnaire…

https://youtu.be/KkXSGEwJjGY

Un autre travail des haleurs, extrêmement épuisant, consistait à faire progresser le bateau en tirant, depuis son bord cette fois, sur les cordes des ancres mouillées en amont du bateau, par une petite équipe à bord d’une barque. En tirant sur les ancres, les hommes permettaient au bateau de remonter lentement mais sûrement la rivière. Quant à choisir, les bourlaki préféraient encore le travail depuis la rive.

Les bateaux à fond plat, de 30 à 50 mètres de long, transportaient du sel, du poisson de la mer Caspienne, de la graisse de phoque, du fer de l’Oural, ou encore des produits de Perse (coton, soie, riz, fruits séchés, …). Pour tirer 10 à 15 tonnes contre le courant, il fallait un cheval ou 7 à 10 hommes. Les animaux étaient rarement utilisés, revenant trop cher et rarement adaptés au terrain glissant, boueux ou empierré des berges. Par contre, il existait aussi des groupes de femmes haleuses qui, en étant d’office moins payées que les hommes, les concurrençaient parfois !

Les écrits du 14 ème siècle témoignent déjà de la présence de bourlaki dans le bassin de la Volga. Chiffrés à plusieurs milliers au 16 ème siècle, ils étaient 340 000 à la fin du 18 ème, 412 000 au début du 19 ème, et 600 000 au milieu du 19 ème. Puis, avec l’épidémie de choléra de 1848, l’arrivée du bateau à vapeur, et le développement des chemins de fer de l’Oural, leur nombre n’a fait que chuter, estimé a moins de 150 000 au début du 20 ème siècle. En 1929, le travail de haleur fut officiellement interdit par le gouvernement, mais il perdura encore pendant la Grande guerre patriotique.

En Europe, le halage persista jusqu’aux années 1930. Mais, en Allemagne, il fut abandonné dès 1850.

Le tableau de Répine

Comprendre les haleurs

Lorsqu’en 1870, Ilia Répine séjourne sur les rives de la Volga, près de Samara, il est très impressionné par le contraste donné entre la rudesse du travail et la souffrance humaine, et la beauté des lieux. Il se met à faire des dizaines de croquis,

et peint même déjà deux esquisses de tableaux en 1870 et 1872, afin d’apprivoiser son sujet et de préparer son chef-d’œuvre.

Il se fait accepter par ces hommes rudes, repérant ceux qui composeront son tableau. A tel point que Répine connaissait finalement personnellement tous ces personnages qu’il allait fixer sur la toile. Soucieux de retranscrire au plus près la réalité de ces hommes de Russie, fidèle à sa mission, Répine ne veut surtout pas, comme il le dit lui-même, « provoquer de soupirs civiques de compassion entendue. »

Il ajoute, respectueux et très impressionné par ces hommes  : »Les gens vides et sans valeur ne restent pas dans la mémoire des gens. Ils ne composent pas des mythes et des légendes, ils ne chantent pas leurs chansons, ils ne laissent pas leur image sur des tableaux. »

Et son chef-d’œuvre naquit …

A la rencontre des personnages

Les haleurs de la Volga, par Ilia Répine, (1870-1873) huile sur toile, (131,5 x 281 cm) Musée d’Etat Russe, Saint-Petersbourg

Regardons à présent ce tableau culte de plus près, en suivant les informations laissées par l’artiste lui-même :

  • L’homme de tête (« шишка ») est toujours le plus expérimenté, le plus autoritaire et le plus respecté. Il donne le rythme, scande le chant, et entraîne toute l’équipe dans son sillage. Ilia Répine connaissait bien celui-ci, et l’appréciait beaucoup. Il s’appelait Kanine (Канин), et était un prêtre défroqué. Il avait 45 ans, dont 10 ans de halage derrière lui.

  • Puis viennent ses « seconds » (« подшишельные »), hommes forts et de confiance, placés à sa droite et à sa gauche. A la droite de Kanine se trouve un lutteur, un boxeur à mains nues venu de Nijni-Novgorod, âgé d’une quarantaine d’années. A sa gauche, très investi dans son travail et regardant le spectateur d’un regard pénétrant, c’est Ilka le pêcheur.

  • Immédiatement derrière le trio de tête, étaient placés ceux qu’il fallait garder à l’oeil, ceux qui risquaient de ne pas trop s’impliquer dans leur tâche, surnommés les « кабальные », les « placés sous le joug ». On remarque en effet l’homme à la pipe, qui ne se fatigue pas trop, reste bien droit, fume tranquillement sa pipe, et porte un véritable chapeau. Il avait déjà quelque argent, et travaillait comme haleur pour gagner un petit complément.

  • Quant au jeune Larka, garçon du village, qui proteste et ne semble pas prêt à coopérer, il se rebellait souvent et refusait avec défiance de porter les sangles. Répine aimait la fougue de sa jeunesse ! Il est d’ailleurs le seul que l’artiste ait habillé de vêtements colorés. Il était surnommé « le cuistot » (« кашевар ») par le groupe, s’occupant des repas et de petites tâches culinaires.

  • A la droite de Larka se trouve un homme déjà bien épuisé, au visage émacié, le regard douloureux, essuyant la sueur de son front.

  • Derrière Larka, vient l’archétype du profiteur et du haleur sans scrupule qui rejette sa charge sur le travail des autres, comme il s’en trouvait dans chaque équipe ! On les appelait les « bousilleurs de travail », « халтурщики ». Tranquillement, il se préoccupe de sa blague à tabac …

  • A ses côtés, apparaît juste la tête du bourlak que l’on voit le moins bien. C’est un kalmouk (cours inférieur de la Volga).

  • Derrière les négligents, venaient les hommes de confiance, fiables, qui fermaient la marche et s’assuraient que tout se passe bien, appelés « надзирателя », les « surveillants ». Répine a peint le soldat à la retraite Zotov, portant les restes de sa tenue militaire (bottes, chemise et casquette), ainsi qu’un grand homme puissant au profil grec.

  • Quant au dernier homme, qui dénote du groupe et attire le plus notre pitié par son attitude, ses bras ballants et son regard baissé, il s’agit du « косный » ou « косной », le « routinier, le rouillé, l’épuisé ». Mais le poste qu’il occupe justifie son comportement : il fermait la marche, en gardant le regard au sol, surveillant que les cordages suivent bien et ne restent pas accrochés à une pierre ou un buisson du rivage. A ce poste spécial, où le bourlak pouvait marcher à son propre rythme, indépendamment du groupe, sans vraiment tirer, on plaçait quelqu’un de plus faible, âgé ou malade.

  • Si l’on regarde de plus près le bateau qu’ils tirent, on remarque que son drapeau est hissé à l’envers ! Soit par négligence, soit par erreur, mais plus sûrement par détresse, comme cela se faisait pour signaler que le navire avait un problème. On peut alors penser qu’il s’est échoué et que les haleurs sont là pour l’aider à repartir en eaux profondes. Le pilote à la barre, capitaine du navire, y semble d’ailleurs affairé. La voile est affalée, le vent manque.

  • Et puis, à droite à l’arrière-plan, on aperçoit un bateau à vapeur ! Le premier bateau de ce type était apparu en 1815 sur la Neva, et en 1816 dans le bassin de la Volga, soit déjà plus de 50 ans plus tôt. Les méthodes ancestrales et modernes cohabitaient encore.

  • Et, à tableau de maître … signature de maître !

La portée du tableau

Des réactions diverses

Le public découvre l’oeuvre de Répine en 1873, à Saint-Petersbourg, à l’Exposition d’oeuvres d’Art de peinture et de sculpture, puis, peu de temps après, à l’Exposition Universelle de Vienne (1873). Le public est surpris, étonné, et les réactions sont divisées, confrontant la peinture réaliste à la peinture académique.

Les centres académiques accusaient, sans surprise, le tableau de Répine d’être « la plus grande profanation de l’Art », « la simple vérité de la réalité pathétique ». Dostoïevski, au contraire, était très enthousiaste. Il y voyait « le véritable triomphe de la vérité dans l’art », heureux que l’artiste n’ait pas mis de protestation sociale dans son tableau : « aucun d’eux ne regarde le spectateur en disant « regardez comme je suis malheureux ! » ! Le jeune garçon est sérieux et querelleur par tempérament ! ».

Nikolaï Kramskoï, chef de file des « Ambulants », est emballé, et compare le tableau aux oeuvres réalistes de Gogol en littérature, montrant la réalité, le côté obscur et inconnu de la vie du peuple. Vladimir Stassov, peintre et ami de Répine, dira : « Avec une audace sans précédent parmi nous, Ilia Répine a abandonné toutes les précédentes conceptions de l’idéal dans l’art, et a plongé sa tête dans le coeur-même de la vie populaire, des intérêts populaires, et de la réalité oppressive pour le peuple. Personne en Russie n’avait jusqu’ici osé prendre un tel thème ! »

Le ministre des Transports, vexé, tente bien de dénigrer l’oeuvre, la trouvant « ridicule, à l’heure où les bateaux à vapeur et les chemins de fer sont déjà là ! » Il affirme haut et fort que, « de toutes façons, personne ne voudra l’acheter ! » C’est sans compter avec l’enthousiasme du Grand-duc Vladimir Alexandrovitch, fils du tsar et grand amateur d’art, qui l’achète immédiatement (3 000 roubles) pour sa collection personnelle et l’accroche dans la salle de billard du Palais Vladimir. Il adorait tous les détails du tableau, tous ses personnages, et en parlait en fin connaisseur. Il ne manqua jamais de le prêter dans des expositions en Russie comme à l’étranger, heureux de présenter le jalon de la peinture réaliste russe.

le Grand-Duc de Russie Vladimir Alexandrovitch, en 1902

Le tableau reçut la médaille de bronze à Vienne, et lança la carrière de Répine, à seulement 29 ans. En 1900, Ilia Répine était considéré comme le peintre russe le plus célèbre !

Récupération soviétique

Impossible de ne pas mentionner les années soviétiques et l’utilisation des « Haleurs de la Volga » au profit de l’idéologie communiste. Interprété comme la parfaite illustration, non seulement de l’oppression tsariste mais aussi du peuple travailleur, digne et courageux, animé par la flamme révolutionnaire du jeune Larka, le tableau de Répine fut reproduit partout (manuels scolaires, timbres, calendriers …) et servit largement la propagande soviétique ! Habile et classique récupération d’une œuvre.


Sachez que si, grâce à Répine, vous sentez grandir en vous l’âme d’un haleur, il est possible de vous adresser à une agence touristique de la ville d’Ouglitch, qui organise des après-midi de halage le long de la Volga, pour des particuliers ou des entreprises ! Surprenant …

Cette attraction qui connaît un vif succès laisserait sans doute bien perplexes nos pauvres Kanine, Larka ou Ilka-le pêcheur …

En guise de salut, je vous laisse écouter le magnifique chant des « Bateliers (sic) de la Volga », interprété ici par les Choeurs de l’Armée Rouge, et dont le titre russe est « Эй, ухнем ! » (Hé, ho hisse ! [heï, oukhnem]). Savourez !

https://youtu.be/kQmF31pn_fk



 

Pour le plaisir : d’autres oeuvres représentant des haleurs de bateaux

Haleurs, Vladimir Verechtchaguine, 1866

Haleurs de la Volga, Alexeï savrassov, 1871

Haleurs de la Volga (près Kostroma), frères Tchernetsov, 1838

 

Le haleur de bateau, Honoré Daumier, 1856-1860

L’alzaia, Telemaco Signorini, 1864

Scène de halage sur le Nil, Arthur Bridgman, 1875

Il battelliere, Lando Landozzi, 1931

Halage, Lajos Deak-Ebner

Haleurs, Alexeï Korine, 1897

Commentaires (11):

  1. Agnès

    31 mai 2018 à 22 h 39 min

    Hey Marion!
    Oh , quel tableau !
    Hisse notre connaissance de la Russie.

    He,ho,hisse ! en choeur nous te remercions pour la suggestion farfelue d’Ouglish, promis je t’envoie une photo si nous les croisons. A bientôt!

    Répondre
    • Marion

      1 juin 2018 à 6 h 16 min

      Bravo et merci, Agnès, pour ce commentaire si créatif ! Ok, j’attends la photo … mais de vous, en haleurs de la Volga !! Défi à relever !! 😉

      Répondre
  2. LOUVEAU Nancy

    31 mai 2018 à 8 h 40 min

    Merci pour ta réponse … merci pour cet éclairage Homme Libre et femme « halage moins difficile » … j’ai hâte de retourner revoir ce tableau.

    Répondre
  3. LOUVEU Nancy

    31 mai 2018 à 7 h 48 min

    BRAVO … quelle belle documentation, quel travail de fourmi !!! … LA VERITE DANS L’ART … merveilleux tableaux … quel métier éreintant … les femmes moins payées que les hommes et souvent meilleures …. vive le bateau à vapeur qui a pu arrêter cette forme d’esclavage … les hommes étaient ..moins chers que les bêtes …

    Répondre
    • Marion

      31 mai 2018 à 8 h 27 min

      Merci,Nancy, d’avoir autant apprécié mon article !! Le halage faisait partie de tous ces « petits métiers » de l’époque, et était donc rémunéré. Bien qu’éreintant, effectivement, on ne peut pas parler d’esclavage, j’insiste, les haleurs n’étaient pas maltraités et ils restaient des hommes libres ! Quant aux femmes, leur force physique naturellement moindre que celle des hommes, les destinait à des halages moins difficiles (si on peut dire) et donc moins rémunérés que ceux des hommes. Un beau tableau révélateur d’une époque pas si lointaine, finalement, le long de la Volga…

      Répondre
  4. Gérard

    27 mai 2018 à 21 h 01 min

    Un grand merci chère Marion pour vos publications
    C’est un plaisir de vous lire et d’apprendre
    AmitiésG

    Répondre
    • Marion

      27 mai 2018 à 22 h 13 min

      Merci beaucoup, Gérard ! Contente de partager un peu de cette belle culture russe !

      Répondre
  5. Vincent

    25 mai 2018 à 18 h 35 min

    Passionant, Marion!
    J’avais deja vu le tableau, mais jamais de cette facon 🙂
    Merci et bon weekend.

    Répondre
    • Marion

      25 mai 2018 à 19 h 30 min

      Merci Vincent ! Te voilà maintenant avec un autre regard sur les haleurs de la Volga, alors ! 😉
      Bon weekend à toi aussi.

      Répondre
  6. Florence B

    25 mai 2018 à 18 h 34 min

    Du talent Marion! Tu as du talent. Tu nous as même décortiqué un tableau connu… passionnant. Le chant est magnifique

    Répondre
    • Marion

      25 mai 2018 à 19 h 23 min

      Merci Florence !!! Je reçois tes compliments avec grand plaisir, ayant voulu replacer le tableau dans son contexte historique …. la tâche fut longue mais bien intéressante ! Merci d’avoir tant apprécié ! Bizzz

      Répondre

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