45- Les décorations du sapin au fil de l’Histoire

 

Des guirlandes, des boules colorées, quelques jolies figurines, et une étoile au sommet ! Rien de plus simple, voilà un beau sapin de Noël prêt pour les fêtes. Oui, mais, en y regardant de plus près, vous y découvrirez des étoiles rouges, des soldats, des cosmonautes, et des skieurs, des avions en perle, des ours et des renards, du maïs et du raisin … De quoi s’interroger !

Si le sapin de Noël est bien un élément indispensable de la fête, il est aussi un miroir dans lequel se reflètent les tendances de l’époque. Et les décorations sont là pour en témoigner.

Je vous invite, cette fois-ci, à un voyage dans le temps … mais sur les branches d’un sapin !

Une influence venue d’Allemagne

Pierre-le-Grand

Dans la Russie ancienne, le début de l’année était fixé au 1er septembre. Il était aligné sur le calendrier agraire et correspondait à la fin des travaux des champs. A partir de cette date, les paysans commençaient alors à préparer l’année suivante.

Dans son désir de « moderniser » la Russie et de l’ouvrir aux coutumes européennes, le tsar Pierre-le-Grand décréta que, désormais, l’année commencerait officiellement le 1er janvier. Cette mesure fut appliquée le 1er janvier 1700.

De plus, prenant modèle sur les traditions allemandes que le tsar admirait, le décret précise également que, ce jour-là, « le long des grandes rues, devant les portes des maisons, il est obligatoire de décorer les lieux avec des arbres, des branches de pin, d’épicéa et de genévrier. » C’est ainsi que le sapin de Noël fit sa première apparition en Russie. Mais, à la mort du tsar, le décret fut peu à peu oublié et les sapins de Noël disparurent pour plus d’un siècle.

La tsarine Alexandra Fiodorovna

C’est l’épouse de Nicolas Ier (couronné en 1826), la tsarine Alexandra Fiodorovna, née princesse de Prusse, qui réhabilita officiellement le sapin de Noël en Russie en 1852. Elle introduisit la coutume des Noël de son enfance, consistant à décorer les intérieurs avec un grand sapin, illuminé de petites bougies, et sous lequel on déposait des cadeaux pour chacun. Devenue très populaire à la Cour de Russie, cette nouvelle façon de fêter Noël gagna vite tout le pays.

Les premières décorations de Noël étaient uniquement comestibles. Des bonbons emballés dans du papier doré ou argenté, des mandarines, des oranges, des pommes, des noix, de savoureux biscuits, du pain d’épice, des bâtons de cannelle ou autres tranches de fruits confits trouvaient place sur les branches du sapin des familles aisées. Toutes ces friandises étaient mangées dans la nuit de Noël, et le sapin disparaissait des salons dès le lendemain.

Dans les foyers plus modestes, on décorait son sapin avec des petits biscuits, des noix et des pommes. Dès l’automne, les plus belles pommes étaient sélectionnées et soigneusement conservées jusqu’à l’hiver. Elles faisaient toujours beaucoup d’effet à Noël, leurs couleurs vives ressortant joliment sur le fond vert du sapin ! On raconte d’ailleurs qu’elles seraient à l’origine des premières boules décoratives en verre …

Les boules en verre de Lauscha

Un souffleur de verre de la ville allemande de Lauscha, trop pauvre pour acheter de belles pommes pour décorer le sapin familial, aurait eu l’idée d’en fabriquer en verre. Le résultat fut magnifique et le succès immédiat. Et c’est ainsi que, dès 1848, tous les souffleurs de verre de Lauscha se mirent à produire des boules de Noël décoratives en verre transparent et coloré. Cette nouvelle activité s’organisait souvent en atelier familial, alliant souffleurs et peintres. En 1867, une usine à gaz ouvrit localement. La répercussion fut immédiate : le gaz permettant aux artisans de chauffer le verre à de plus fortes températures, leur travail gagna en finesse et en beauté, et la production se diversifia (boules aux jolis reflets, têtes d’ange, stalactites, …) La ville de Lauscha acquit dès lors une renommée mondiale.

Mais ces oeuvres d’art présentaient deux inconvénients majeurs : elles étaient très fragiles et coûtaient extrêmement cher. Seuls les plus riches pouvaient s’en offrir : une boule de Noël de toute beauté revenait à 20 roubles … soit le prix d’une vache à l’époque !

Des figurines artisanales

En Allemagne, les sapins étaient souvent décorés de roses blanches en papier. Mais, en Russie, le papier était cher et peu accessible à tous. Alors, dans les campagnes, on confectionnait de petites figurines d’animaux en pâte à pain, que l’on mangeait ensuite. En ville, on trouvait des décorations de Noël fabriquées avec du tissu, comme des petites poupées bourrées de sciure de bois. Dans les maisons plus prospères, les bonbons joliment emballés triomphaient toujours sur les branches du sapin de Noël.

Ouate de laine et cartonnage

Puis, à la fin du 19ème siècle, on vit apparaître des figurines à base d’ouate de chanvre, de laine, ou de coton. On pouvait les acheter dans des petits ateliers artisanaux, ou les fabriquer soi-même.

Le concept simple (une pâte faite d’amidon et d’ouate mélangés recouvrait une structure métallique) demandait une certaine dextérité pour arriver à produire un personnage expressif et digne d’être accroché au sapin ! Les figurines étaient très diverses : des anges, des oiseaux, des patineurs, des skieurs …

Celles avec une tête en porcelaine étaient vendues dans des magasins de luxe de Moscou ou Saint-Petersbourg. Revenant relativement cher, on pouvait aussi les louer pour quelques jours.

(photo : Pavel Bedniakov)

(photo : Pavel Bedniakov)

Mais, en fabrication maison, il suffisait d’acheter des feuilles avec des visages imprimés que l’on découpait et collait sur sa figurine en ouate, ou en tissu.

Les préparatifs de Noël (1896) / S. Dossiékine

Au début du 20ème siècle, le papier mâché commence à être un peu utilisé, mais c’est surtout le cartonnage qui devient très populaire, principalement dans les milieux modestes. Des figurines, représentant souvent des animaux, étaient imprimées sur deux feuilles en carton, colorées et irisées de peinture dorée ou argentée. Il suffisait de les découper, d’assembler les éléments et de les coller. Ces feuilles venaient de Dresde ou de Leipzig. En Russie, on pouvait les commander par la poste, et leur prix était assez abordable : 40 kopecks la feuille de plusieurs figurines simples (oiseaux, lapins, éléphants, lions …), 1 rouble 20 kopecks pour des éléments plus complexes (avions, calèches …) Simples d’accès et d’utilisation, peu onéreuses, ces décorations de Noël connurent un grand succès.

Du verre pendant la guerre

Pendant la première guerre mondiale, et malgré l’avis défavorable du tsar Nicolas II de célébrer une fête qui suivait les coutumes de l’ennemi allemand, les familles continuèrent à décorer leur sapin, confectionnant des figurines avec ce qu’elles avaient sous la main (parfois de simples bouts de bois ou des brins de paille faisaient l’affaire). Les ateliers artisanaux fabriquaient toujours des décorations de Noël, en tissu, en ouate, ou en carton.

Mais c’est aussi pendant cette guerre que la Russie se mit à produire elle-même des décorations en verre pour la première fois ! Depuis la fin du siècle précédent, il existait à Kline (Клин, 90 km au nord-ouest de Moscou), une usine de verre qui fabriquait des lampes, des ampoules, des bouteilles, et des flacons pour les médicaments. C’est là qu’on conduisit des maitres-verriers allemands faits prisonniers, afin de profiter de leur savoir. Et c’est ainsi que l’usine russe apprit à créer non seulement de jolies boules en verre fin, mais aussi des billes, des perles et d’autres décorations délicatement colorées. L’usine Iolotchka (Ёлочка, le Petit Sapin) de Kline reste d’ailleurs, à ce jour, la seule usine en Russie qui fabrique encore des perles pour les arbres de Noël.

Et le sapin devient soviétique

De Noël au néant

A partir de la révolution d’octobre 1917, la fête de Noël est vue comme une sérieuse menace idéologique à l’instauration du Communisme. La lutte contre la religion est lancée, et une redoutable machine de destruction entre en action. La fête religieuse de Noël, célébrée le 7 janvier dans l’Eglise orthodoxe, est remplacée de force par la fête de la Nouvelle Année (Новый Год), le 1er janvier. Et le sapin de Noël n’est plus : il cède sa place au sapin dit « du Nouvel An ». Adieu bougies, anges, et étoiles de Bethléem …

Mais après la mort de Lénine (1924), la pression idéologique augmente considérablement sous la férule de Staline. Elle conduit même, en 1927, à l’interdiction pure et simple de célébrer le Nouvel An. Cette fête gêne toujours le pouvoir, le sens religieux y restant latent quelque part. Elle disparaît à son tour. Le 1er janvier devient un jour normal, non férié, et aucune festivité n’a lieu. Plus de sapin, plus de décorations. Cette interdiction durera dix longues années, et sera finalement levée, par Staline lui-même, pour le 1er janvier 1937.

Des figurines au service de l’idéologie soviétique

Le vide laissé par cette interdiction représente un danger pour la nouvelle société en construction : et si la fête religieuse de Noël revenait peu à peu ? Pour parer à cette éventualité, Staline se laisse convaincre de réhabiliter la fête du Nouvel An et de la récupérer à des fins idéologiques clairement soviétiques et patriotiques (cf. annexes 1). La création artisanale et surtout familiale des décorations du sapin reprend.

Par contre, les thèmes changent et deviennent majoritairement soviétiques, à la gloire du pays.

Afin d’illustrer au mieux le nouveau slogan soviétique proclamant « une vie meilleure, une vie plus joyeuse ! » (« Жизнь лучше, жизнь веселее ! »), les artistes du Parti imaginent, en 1937, une boule décorative avec « les quatre symboles du bonheur » avérés, placés sur un fond rouge : Marx, Engels, Lénine, et Staline. (Ces boules sont des pièces rares, car elles n’ont été produites que cette année-là, et uniquement à Moscou.)

À côté du thème éternel et inépuisable des contes de fées, les décorations du sapin illustrent désormais la réalité historique de l’époque : apparaissent moult parachutes, dirigeables flanqués des lettres CCCP (URSS), autres étoiles rouges à cinq branches, soldats de l’Armée rouge, marins, athlètes, pionniers …

Un sapin éducatif à l’école

Des consignes officielles, données en 1937, expliquent en détails aux institutrices de maternelle, comment décorer le sapin « correctement » sans rien oublier. En voici quelques extraits : « Il est indispensable de décorer la cîme du sapin avec une étoile rouge à cinq branches. Au milieu des branches, au centre, il faut suspendre des petites décorations comme des pommes de pin peintes, de faux légumes ou fruits, ou des bonbons. Au bout des branches, il faut placer des miniatures d’avions, de parachutes, de locomotives, ou de blindés. Le Nouvel An doit être la fête d’une enfance heureuse, créée dans notre pays grâce aux grands soins apportés aux enfants par le Parti, le gouvernement, et le Camarade Staline. »

Les événements culturels et nationaux provoquent aussi l’apparition de clowns, acrobates, ou autres trapézistes (film « Le cirque » en 1937), de montres indiquant minuit moins cinq (film « La nuit du carnaval » en 1950), de conducteurs de métro (ouvert en 1935 à Moscou) …

L’expédition de Papanine au pôle Nord en 1938 fut aussi immortalisée par des figurines pour le sapin !

Les bonbonnières

Très populaires et appelées « surprises » (« сюрпризницы »), ces jolies petites boîtes décorées cachaient des bonbons ou des petits cadeaux. Apparues à la fin du 19ème siècle, elles avaient l’apparence de maisonnettes, de livres ou de tambours. A la fin des années 1930, pour correspondre à l’idéologie soviétique, elles deviennent boîtes aux lettres, maisons au drapeau rouge (le conseil de district), ou encore rabots (instrument du prolétariat). Après la guerre, la coutume des bonbonnières s’est éteinte discrètement, laissant place à des petits chocolats enveloppés dans du papier brillant (lapins, ours, Ded Moroz (Père Noël), Snégourotchka) que l’on accrochait directement dans le sapin.

Un sapin malgré la guerre

Pendant les années difficiles de la Seconde guerre mondiale, la célébration du Nouvel An était importante. Elle rappelait la vie paisible d’avant, donnait la force d’espérer en la victoire, et renforçait la solidarité nationale. Les thèmes soviétiques et militaires (soldats, chars, pistolets, et même des Ded Moroz armés !) dominaient largement sur les sapins, mais pas seulement.

On fabriquait des décorations de sapin avec ce que l’on avait sous la main : des chutes de fil électrique permettaient de façonner des papillons ou des libellules, des ampoules se retrouvaient peintes de différentes couleurs, et on y dessinait des cerises et des fleurs, des bouts de chiffons faisaient de jolies petites poupées …

Les soldats de l’Armée rouge utilisèrent même parfois les pattes d’épaule de leurs uniformes (nouveauté de 1943) pour fabriquer des figurines pour leurs sapins du Nouvel An.

Des perles de verre et des pinces à linge !

Après la guerre, les décorations à base de perles de verre, rondes ou longues, sont alors très populaires. Elles donnent vie à des créations représentant des petits avions, des dirigeables, des voitures, des tanks, …

En 1947, le 1er janvier redevient un jour férié. Et les décorations du sapin retrouvent des thèmes pacifiques : les contes, les animaux, les fleurs, les petits personnages du quotidien …

De nouvelles fabriques artisanales ouvrent à Moscou, Léningrad, Kirov, Kline, et une grande nouveauté technique apparaît dès 1950 : la figurine fixée sur une pince à linge !

Maïs et cosmos

Avec l’arrivée de Nikita Khroutchëv au pouvoir à la mort de Staline (1953), s’ouvrent pour le pays deux axes de développement gigantesques : l’agriculture et la conquête de l’espace. Et les sapins des années 50-60 se couvriront naturellement de décorations représentant des fruits, des légumes, des gerbes de blé et surtout des épis de maïs (cf annexes 2) !!

Puis viendront les cosmonautes, les fusées, ou autres Spoutniks.

En parallèle, on remarque la création d’ une série de petites poupées en costumes nationaux, dans un souci de renforcer l’union des quinze républiques.

Des perles, et encore des perles …

Place à la production industrielle

Du côté technique, deux nouveaux matériaux font une entrée remarquée dans les années 60 : le caoutchouc-mousse, et le plastique. C’est une petite révolution ! Certes, les décorations ne se cassent plus et coûtent bien moins cher, mais la fabrication devient industrielle. Les décorations aux couleurs vives, produites en série, perdent le charme du travail fait main, fin et délicat, par lequel les artisans créaient de véritables oeuvres d’art, en verre, porcelaine, ou même ouate …

Dans les années 60, les premières guirlandes électriques remplacent les bougies si dangereuses et sources de tant d’incendies. Au début fixes, simples séries d’ampoules rondes bleues, jaunes, et rouges, elles ne clignotent pas, mais font vraiment la joie de tous !

Du clinquant dans la monotonie

A partir des années 70-80, les décorations de sapin sont moins diversifiées qu’avant. Les usines produisent toutes la même chose : des boules de couleurs, des pommes de pin givrées, des stalactites (сосульки), des cloches … parfois affublées de la serpe et du marteau, d’ailleurs ! Mais, n’ayez crainte, les animaux et les contes sont toujours invariablement représentés !

La grande nouveauté de ces années-là est la très populaire « petite pluie argentée » (« дождик из фольги »), constituée de fils de papier d’aluminium que l’on disposait partout sur le sapin, quitte à masquer entièrement la verdure ! Il faut reconnaître que le clinquant des décorations du sapin du Nouvel An donnait un vrai côté festif aux vitrines soviétiques de l’époque, souvent tristes et déprimantes.

Un peu de magie

Dans les années 70, des boules appelées « ondes radio » (« радиоволны ») connurent un franc succès. Des lignes circulaires, dessinées avec de la peinture au phosphore, les faisaient briller dans le noir.

Dans les années 70-80, des boules de polystyrène transparentes avec un faux papillon en mouvement à l’intérieur fascinèrent les enfants. De couleur bleue, rouge, verte, ou rose, elles finirent par être vendues tout au long de l’année tant leur succès fut grand. C’était magique !

Et pour les plus grands, c’est la mode des horoscopes qui gagna alors le marché des décorations du sapin. L’animal-symbole de l’année à venir se retrouvait décliné de multiples façons ! (Cette tendance est d’ailleurs toujours d’actualité.)

Et le charme se perdit …

Autrefois rare et particulièrement précieuse, la figurine de Noël était soigneusement préservée, et elle se transmettait de génération en génération. Puis, dans les années 60-70, la production industrielle a fourni des décorations bon marché, faciles à remplacer, mais très standardisées et parfois bien pauvres esthétiquement. Les années 80 subirent l’influence de l’étranger sans pouvoir facilement y accéder : les décorations étrangères font envie ! Elles se trouvent à prix d’or au marché noir, ou dans des boutiques de luxe. Les plus chanceux les acquièrent directement à l’étranger. Décorer son sapin avec de tels trophées était particulièrement prestigieux ! Jusqu’au début des années 90, dans les magasins ordinaires, on ne trouvait que des décorations de production soviétique. Dans une situation économique déficiente, leur choix s’est rétréci de plus en plus et leur qualité s’est détériorée.

Importations et traditions

Du clinquant venu de Chine

Les années qui suivent la chute de l’URSS apportent de nouveaux sapins ! Les bouleversements politiques et économiques, les transformations culturelles et idéologiques, se répercutent sur le concept du sapin.

Le sapin post-soviétique des années 90 apparaît plus joyeux, plus audacieux que celui des années 70-80. Les décorations sont désormais des produits d’importation venus majoritairement de Chine. Clinquantes, bon marché, peu fragiles (mais aussi peu sûres parfois), variées, elles attirent et inondent le marché russe. Les produits russes en verre, ou même en bois, n’attirent plus. Le contexte économique défavorable et la chute de la demande plongent les entreprises de Russie dans une situation parfois intenable.

La mode européenne

Il est intéressant aussi de noter que les objets importés ont changé la façon de décorer son sapin. L’influence européenne du sapin des années 2000 a séduit les Russes dans un premier temps. Décorer son sapin de deux couleurs combinées (rouge et or, bleu et argent) avec de gros noeuds sur les branches donnait un style nouveau, épuré, élégant, moderne, qui tranchait avec le sapin soviétique surchargé, clinquant, inondé de « pluie argentée »!

Mais, au fil du temps, les familles ont délaissé ces sapins finalement ennuyeux, minimalistes, à l’occidental. Seuls les bâtiments officiels, les hôtels, les bureaux, les magasins, persistent dans cette voie …

De nos jours, certains jouent plutôt la carte « vintage » et ressortent avec amusement et excitation les décorations tellement plus charmantes de leur enfance, voire même de l’enfance de leurs grands-parents.

Le sapin du Nouvel An (1996) / Iégor Zaïtsev

Style soviétique … avec des guirlandes de popcorn !

D’autres suivent une sorte de retour aux sources, fabriquant et décorant eux-mêmes leurs décorations, ou s’offrant parfois le luxe de jolies boules de Noël peintes à la main par des ateliers renommés. Et la décoration redevient précieux trésor … La boucle est bouclée !

L’oiseau de feu (peint par Moiraine, artiste d’Astrakhan)

A vous de choisir maintenant la tendance pour votre sapin ! Amusez-vous bien !



Annexes

(1) Article de Russie Méconnue : A la rencontre de Snégourotchka

http://russiemeconnue.fr/a-la-rencontre-de-snegourotchka/

(2)Article de Russie Méconnue : Khrouchtchëv et son incroyable épopée du maïs

http://russiemeconnue.fr/khrouchtchev-et-son-incroyable-epopee-du-mais/


Commentaires (16):

  1. Myriam

    9 décembre 2018 à 18 h 17 min

    Merci Marion pour cet article intéressant et poétique !
    On en apprend toutes les semaines avec toi et sur tous les sujets !

    Il faut vraiment que j’aille acheter mon sapin cette semaine !
    Bises

    Répondre
    • Marion

      9 décembre 2018 à 21 h 48 min

      Merci Myriam ! Non seulement il faut vite que tu achètes ton sapin, mais en plus il faut que tu le décores … tendance soviétique, cette année ? A toi les fruits, légumes ou autres épis de maïs, ou carrément les tanks, soldats, et étoiles rouges ?! Je viendrai vérifier… 😉 Bises

      Répondre
  2. Tretiac Michele et Martine

    8 décembre 2018 à 17 h 20 min

    Merci Marion de nous faire rêver, poésies et charme dans tous tes articles
    Une pure merveille
    Bon Noël à toi et ta famille

    Répondre
    • Marion

      8 décembre 2018 à 19 h 05 min

      Michèle et Martine, merci !! C’est vraiment gentil. Bons préparatifs de Noël … le sapin est -il décoré ? À bientôt !

      Répondre
  3. Agnès

    8 décembre 2018 à 13 h 01 min

    Bravo Marion ! Je te partage une découverte au hasard de notre attente d’un TGV , dans un point Relais : Noël Russe d’Ivan Chmeliov -version bilingue – dans lequel l’auteur raconte le temps de Noël de son enfance….Bonnes fêtes !

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    • Marion

      8 décembre 2018 à 15 h 57 min

      Merci Agnès ! Un joli petit livre que je connais bien …. (je l’ai !) Bonne idée de lecture … avis ! 😉 Bon voyage !!!

      Répondre
  4. Vincent Piquard

    8 décembre 2018 à 9 h 20 min

    Merci Marion, encore une fois tu nous fais voyager grâce à tes textes qui se lisent comme une histoire, et à tes illustrations superbes. Du coup, as tu mis des tanks et des avions dans ton sapin?…
    Encore merci et bons préparatifs de Noël. Bises.

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    • Marion

      8 décembre 2018 à 9 h 30 min

      Un seul petit avion … avec le Père Noël !!! Merci Vincent, pour ton humour et tes compliments, c’est sympa. Bons préparatifs à vous aussi, les sapins tchèques doivent être bien jolis ! Bises à partager avec Laure. 😉

      Répondre
  5. Michèle Binh

    7 décembre 2018 à 21 h 23 min

    Encore un bel article, plein de l’ambiance chaleureuse de Noël, même au 1er Janvier ! J’ai un faible pour le sapin surchargé et clinquant, imaginatif et magique, mais aussi beaucoup de tendresse pour ces décorations aux thèmes naïfs, faites parfois avec les « moyens du bord ». Et comment se déroule cette fête de Noêl, et le premier jour de l’an neuf? Que mange-t-on traditionnellement? je vous souhaite un très beau Noël, magique, chaleureux et plein de joie !

    Répondre
    • Marion

      8 décembre 2018 à 9 h 19 min

      Merci Michèle, je vois que le charme du sapin russe vous a gagné ! En Russie, la première semaine de janvier est une période fériée, que l’on passe surtout en famille. Sur la table, volailles, poissons, tourtes (dont le fameux koulibiac) salades de légumes marinées … et beaucoup de mandarines ! Je vous souhaite à mon tour un très joli Noël, Michèle !!

      Répondre
  6. isabelle

    7 décembre 2018 à 18 h 11 min

    Moi j’ai craqué pour les jolies décorations en verre sur pince à linge, grâce à toi je peux maintenant les dater, on en trouve encore de jolies sur les marchés aux puces ou à Ismailovo.

    Répondre
    • Marion

      7 décembre 2018 à 19 h 23 min

      Bravo, Isabelle ! Tu fais les bons choix ….et tu as les bonnes adresses … Beau sapin à toi, alors !

      Répondre
  7. Nancy

    7 décembre 2018 à 17 h 46 min

    Magnifique article sur tous ces objets qui rendent la magie de Noël … ils ont traversé les temps … et bravo de les avoir conservés … BRAVO Marion encore une fois tu nous charmes …

    Répondre
    • Marion

      7 décembre 2018 à 17 h 55 min

      Merci beaucoup Nancy ! Te voilà maintenant pleine d’idées pour décorer ton sapin … mais reste à choisir ton époque !!

      Répondre
  8. Valérie

    7 décembre 2018 à 16 h 11 min

    Marion, j’adoooooore !!! Merci !!

    Répondre
    • Marion

      7 décembre 2018 à 17 h 02 min

      Ambiance de Noël garantie ! Merci Valérie ! 😉

      Répondre

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