Chichkine : un tableau au destin étonnant

Lorsqu’en 1889, Ivan Chichkine posa ses pinceaux, après avoir mis la touche finale à sa nouvelle toile intitulée « Matin dans une forêt de pins », il était loin d’imaginer le succès et le retentissement qu’elle connaîtrait. Déclinée sur plusieurs supports et élue maintes fois « tableau préféré des Russes », cette oeuvre fait partie, en Russie, de la vie de chacun et traverse les années en suscitant une émotion sans faille.

L’histoire de ce tableau dépassant largement le cadre de la Galerie Trétiakov, où il est exposé à Moscou, partons ensemble à la découverte d’un peintre exceptionnel et d’une oeuvre incontournable, profondément ancrée dans la culture russe…Suivez le guide, c’est par ici !


En parcourant les allées de votre épicerie russe, votre oeil a sûrement été attiré par tous ces bonbons si joliment emballés dans du papier coloré, et, en y repensant, vous vous rappellerez ceux avec les petits ours, proposés dans un papier turquoise. Ou alors, c’est le rayon du chocolat qui a eu votre préférence, et, à nouveau, vous êtes tombés sur ces oursons… Bizarre, me direz-vous, d’autant plus qu’il vous semble les avoir déjà vus sur des boîtes décoratives, des affiches ou des livres d’enfant ! Bravo, vous avez raison, ils sont partout, et les Russes les adorent. Mais pour être sûr de retrouver leurs ancêtres, il faudra vous rendre à la Galerie Trétiakov de Moscou, et admirer le tableau d’Ivan Chichkine intitulé « Matin dans une forêt de pins »…

Ivan Chichkine, ou le Géant de la forêt russe

Ivan Chichkine, peint par Ivan Kramskoï (1880)

Une vocation de peintre

Ivan Ivanovitch Chichkine (Иван Иванович Шишкин) est un peintre russe du 19 ème siècle, maître dans l’art de peindre les paysages de Russie, et notamment la forêt.

Il est né le 25 janvier 1832 à Yelabuga, dans l’Oural, à 200 km à l’est de Kazan, où il passe son enfance. Très jeune, il se découvre une passion pour le dessin et ne veut surtout pas devenir fonctionnaire ! A l’âge de 16 ans, il quitte le lycée de Kazan, revient vivre dans sa famille, et dessine en permanence. Ses parents, commerçants de profession, comprennent rapidement qu’il sera peintre et le soutiennent sincèrement dans ses choix.

A l’âge de 20 ans, il entre à l’Ecole de peinture, sculpture et architecture de Moscou. Il y étudie pendant quatre années, avant d’intégrer l’Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Petersbourg en 1856. Il en sort quatre ans plus tard, en obtenant la Médaille d’Or, haute distinction qui lui permet de bénéficier d’une bourse pour partir étudier à l’étranger.

Il poursuit donc ses études en république tchèque, en Suisse, en France, et surtout à Düsseldorf, en Allemagne, où il entre à l’Académie des Beaux-Arts en 1864. Mais sa Russie natale lui manque, et il rentre à Saint-Petersbourg deux ans plus tard. Il y devient membre de l’Académie et enseigne à l’Ecole supérieure des Arts, en tant que professeur spécialisé dans les paysages. Il est à l’origine du genre dit « des paysages forestiers » dans l’ art russe.

Il intègre le mouvement des Ambulants (Передвижники), groupement de peintres réalistes russes qui, de 1863 à 1890 environ, seront en réaction contre la peinture jugée trop académique. En 1871, il fonde la Société des Aquarellistes. Ivan Chichkine participe également à l’Exposition Universelle de Paris en 1867 et 1878, et Vienne en 1873.

Il meurt d’une crise cardiaque le 20 mars 1898 (66 ans), à Saint-Petersbourg, en plein travail… comme il l’avait toujours souhaité, « d’un coup, sans souffrir ». Il est enterré au cimetière Tikhvine de Saint-Peterbourg.

Un peintre réaliste perfectionniste

Ivan Chichkine, peint par Ivan Kramskoï (1873)

Les tableaux de Chichkine sont fondés sur un réalisme rare, et représentent la nature brute et sauvage de son pays natal telle qu’il la voit, sans enjoliver les paysages comme le faisaient les peintres italiens et allemands à la mode à cette époque-là. Chantre de la forêt russe, Chichkine est considéré comme l’un des meilleurs paysagistes que la Russie ait jamais connu. La technique du peintre repose sur une étude analytique approfondie de la nature. Il connaissait tous les détails botaniques des arbres, au point de terroriser ses élèves par une telle exigence !

Universellement reconnu et aimé du peuple russe, Ivan Chichkine était surnommé par ses pairs « le Géant de la forêt russe », ce qui s’accordait finalement très bien aussi avec son physique. Grand, fort, de caractère jovial et franc, chaleureux et bon, il attirait et fascinait. Profondément inspiré par la forêt russe, Ivan Chichkine aimait passionnément son pays natal, et les Russes lui en furent toujours très reconnaissants. (Vous trouverez plusieurs de ces tableaux en annexe de l’article.)

« Matin dans une forêt de pins »

Ce tableau de Chichkine (« Утро в сосновом лесу ») date de 1889. C’est une peinture à l’huile, dont la toile mesure 1,39 m de haut pour 2,13 m de long. Il fût immédiatement acheté par Pavel Trétiakov, qui l’intégra à sa sublime collection d’oeuvres d’art russe.

Un immense succès immédiat

Ivan Chichkine a peint ici la forêt de Bialowieza, aux confins de la Pologne et de la Biélorussie. Ce tableau si célèbre rend à la perfection l’immensité de la forêt, la profondeur des ravins, la puissance des arbres séculaires, et la douceur du matin qui se lève. Nous voici plongés au coeur de la forêt, éclairée par les lueurs matinales et encore baignée dans les premières brumes. La nature se réveille, et l’on saisit l’instant si attendrissant des premiers jeux des oursons. La mère ourse surveille et réprimande ses petits, un peu trop impétueux à son goût. La scène est prise sur le vif, et son côté familier, avec ce cercle familial, suscite toujours beaucoup d’affection de la part de celui qui la regarde. Cette combinaison de nature grandiose et de moment si touchant constitue la clé du succès immédiat de ce tableau.

Pavel Trétiakov eût un vrai coup de coeur pour cette toile. Lassé des paysages idéalisés, il réclamait haut et fort de l’authenticité : « Donnez-moi des flaques d’eau boueuse ! » Gageons que le pin brisé et déraciné de la forêt de Chichkine a dû produire son effet…

Deux auteurs, une seule signature

En vous penchant sur le tableau de Chichkine, vous trouverez effectivement bien sa signature dans le bas. Mais, sachez que l’un de ses meilleurs amis y avait aussi apposé la sienne, de façon tout-à-fait justifiée, puisque c’est lui qui avait peint les quatre ours ! Oui, si Ivan Chichkine a peint la forêt, c’est bien son grand ami Konstantin Savitski (Константин Савицкий) (1844-1905) qui a peint les animaux.

Konstantin Savitski

Seulement, lorsque Pavel Trétiakov, au caractère difficile, réceptionna le tableau, il fit immédiatement effacer à la térébenthine la signature fraîchement apposée par Savitski. Il considérait que le tableau était le reflet parfait du style de Chichkine et qu’il ne méritait qu’une seule et unique signature, celle du grand maître de la forêt russe.

Pavel Trétiakov

Chichkine toucha 4 000 roubles pour son oeuvre, il en donna 1 000 à Savitski. Les deux hommes étaient liés par une très forte amitié que l’affaire de la signature n’entacha finalement pas, contrairement à ce que l’on peut lire parfois. La vie personnelle de Chichkine avait été marquée par de très douloureuses épreuves, pour lesquelles son fidèle ami l’avait toujours épaulé. La mort de sa première femme et de son fils âgé de 3 ans, dont Savitski était le parrain, puis la mort de sa seconde épouse plongèrent un temps Chichkine dans la boisson tout en l’éloignant de son travail. Ses nombreux amis l’aidèrent et lui redonnèrent le goût de peindre …

Une nouvelle gloire : du bonbon au produit kitsch

Le célèbre bonbon enrobé de chocolat

Exposé dans la Galerie Trétiakov, le tableau « Matin dans une forêt de pins » était très célèbre et avait conquis le coeur des Russes. Mais un produit, que l’on qualifierait aujourd’hui de « dérivé », allait à la fois bénéficier de cet enthousiasme tout en amplifiant cette renommée.

La grande usine moscovite de confiserie « Eynem » (Эйнемъ) était très réputée, installée en plein centre-ville. Elle portait le nom de son créateur, un entrepreneur allemand : Ferdinand Théodore Von Eynem. ( Après la Révolution d’Octobre, l’usine de confiserie fût nationalisée et rebaptisée « Krasni Oktiabr » (Красный Октябрь), « Octobre Rouge ». Mais l’emballage des bonbons continua longtemps de porter la mention « anciennement Eymen », cette marque ayant été si populaire.)

En 1896, cette usine de confiserie crée un nouveau bonbon. Il s’agit d’une gaufrette rectangulaire enrobée de chocolat avec une couche de praliné aux amandes à l’intérieur. En cherchant une idée d’emballage et de nom pour cette nouvelle douceur, le directeur Julius Gates (Von Eynem prit sa retraite en 1876) tombe par hasard sur une image représentant le célèbre tableau de Chichkine. L’idée est trouvée ! Après avoir reçu l’accord de Trétiakov, il lance son nouveau bonbon, emballé dans un papier rappelant l’oeuvre d’art, et baptisé « Michka aux pattes en-dedans » (« Мишка косолапый »), s’inspirant de la démarche typique et amusante des ours.

Ce bonbon est vite devenu la douceur préférée des Russes. L’emballage de 1913 (ci-dessous) fût créé par l’artiste Manuel Andreev. Il ajouta au tableau un cadre en branches de sapin et des étoiles de Bethléem. Dans ces années-là, c’était les bonbons au chocolat les plus chers (4 roubles le kilo, une fortune !) et un magnifique cadeau pour les fêtes de Noël.

Ce bonbon représentait un tel luxe, qu’il existait même un slogan disant : « Si vous voulez manger « Michka », ouvrez un livret de Caisse d’Epargne ! ». Ce slogan était imprimé sur les papiers de bonbons, comme ci-dessus : « Если хочешь кушать « Мишку », заведи себе сберкнижку ! »

Puis, en 1925, apparaît l’emballage bleu turquoise que l’on connaît aujourd’hui, dessiné par Alexandre Rodchenko.

A partir de 1925, le bonbon Michka est même affiché en grand sur la façade de l’immeuble Mosselprom (Моссельпром) tel une magnifique publicité ! (Cet immeuble datant de 1912, haute figure du Constructivisme et de l’Avant-Garde russe, situé près du quartier Arbat, renfermait les entrepôts et les bureaux de « l’Organisation de la transformation des produits agricoles du Soviet de Moscou », regroupant les productions de farine, confiserie, bière ou tabac. ) Paraître sur la façade de ce premier « gratte-ciel soviétique » était un événement et un tremplin publicitaire inestimable ! (Puis, dans les années 30, l’immeuble changea de fonction et fût destiné à des logements.)

Dans les années 50, le bonbon Michka est allé a Bruxelles : l’usine Octobre Rouge participa à l’Exposition Universelle et remporta le Premier Prix.

Ce délicieux bonbon enrobé de chocolat est heureusement toujours en vente … pensez-y lors de votre prochaine expédition en épicerie, et ayez une petite pensée pour Ivan Chichkine !

Un tableau ancré dans le quotidien

Ce tableau de Chichkine, « Matin dans une forêt de pins », est tellement populaire que tous les Russes le connaissent ! Dans les années soviétiques, une des tendances culturelles était la reproduction des œuvres d’art célèbres. Contrairement aux peintures à l’huile, elles étaient bon marché et vendues dans n’importe quelle librairie, ce qui les rendait accessibles pour presque toutes les familles. Et c’est ainsi que le tableau « Matin dans une forêt de pins » se retrouva à orner de nombreux logements soviétiques. On le trouvait aussi parfois sous forme de tapisserie ou de tableau argenté…

Les enfants soviétiques grandissaient, entourés des ours du célèbre tableau. Dans leur chambre d’enfant, ils pouvaient les retrouver reproduits sur le tapis, les rideaux ou les jouets.

A l’école, dès les premières années, le tableau de Chichkine servait de support scolaire dans les manuels : on apprenait à compter en utilisant les ours, à s’exprimer oralement en le décrivant, à écrire en composant un récit, à dessiner en le copiant ou en le coloriant …

Et puis, en rentrant à la maison, on pouvait jeter un oeil à la pendule « des ours », ranger ses trésors dans une jolie boîte laquée, ou encore sortir une cigarette du porte-cigares hérité de son grand-père.

porte-cigares (fin 19 ème- début 20 ème)

De nos jours, les produits dérivés du tableau de Chichkine existent toujours. L’affection des Russes pour cette oeuvre, finalement souvent rencontrée dès leur plus jeune âge et rattachée à leur enfance, est bien vivace, et le filon marketing s’en empare allègrement. Des magazines de décoration proposent des rideaux « Matin dans une forêt de pins « ,

des stylistes offrent de relooker vos tenues d’été,

mais certains choisissent aussi de le détourner avec humour…

ou encore …

Entre objets à chiner, à commander, ou à savourer, vous voilà maintenant avec l’embarras du choix pour faire entrer ce beau tableau dans votre quotidien. Mais, n’oubliez pas tout de même que l’original du tableau « Matin dans la forêt de pins » de Chichkine vous attend à la Galerie Trétiakov de Moscou … Un monument incontournable de la culture russe, qui captivera encore plus votre attention, j’en suis désormais certaine !


Pour aller plus loin :

Voici quelques tableaux d’Ivan Chichkine, chantre de la forêt russe par excellence. Bonne promenade !

Chênaie (1887)

Les chênes (1886)

Seigle (1878)

Forêt de conifères. Jour ensoleillé (1895)

La forêt de la comtesse Mordvinova (1891)

Premières neiges (1875)

Forêt de chênes sous la pluie (1891)

Aux environs de la datcha (1894)


Cimetière forestier (1893)

Forêt de sapins. Hiver (1884)

Paysage d’automne. Parc de Pavlosk (1888)

Hiver (1890)

Commentaires (20):

  1. Daniel de B

    8 février 2018 à 12 h 05 min

    Mille mercis Marion pour ces sujets toujours plus passionnants. J’ignorais l’existence de ce peintre Chichkine et suis ravi de le découvrir.
    Vos articles se lisent toujours avec autant d’attrait, un vrai bonheur de voyager avec vous !
    Bien amicalement.

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    • Marion

      8 février 2018 à 20 h 00 min

      Je reste sans voix, vraiment touchée ! Merci beaucoup, Daniel, c’est vraiment gentil…

      Répondre
  2. Véronique

    4 février 2018 à 17 h 22 min

    Encore un beau moment de dépaysement grâce à toi. Très agréable à lire et toujours intéressant. Bravo pour la diversité des thématiques et le choix des illustrations. Fabrice et moi sommes fans !

    Répondre
    • Marion

      5 février 2018 à 8 h 15 min

      Merci à vous deux pour ce message enthousiaste ! Je suis contente de voir que ce petit air de Russie vous séduit autant… Merci ! Bises

      Répondre
  3. Cécile

    3 février 2018 à 12 h 51 min

    Marion, encore une fois, topissime! Je n’avais pas oublié ni le tableau , ni les bonbons mais j’ai adoré aussi les autres tableaux, plus vrais que nature!

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    • Marion

      3 février 2018 à 13 h 47 min

      Merci Cécile ! Bravo pour ta bonne mémoire (papilles comprises) ! Chichkine a peint tellement de tableaux, tous plus magnifiques les uns que les. autres : la sélection fût dure ! C’est un peintre qui mérite vraiment d’être découvert, il est exceptionnel !

      Répondre
  4. Anne-Claire

    3 février 2018 à 10 h 59 min

    Je suis fan de ces petits ours!!!
    Quel peintre incroyable, merci Marion!
    Pas de doute il va falloir que je re voyage en Russie avec mes petits élèves….
    Anne-Claire

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    • Marion

      3 février 2018 à 11 h 35 min

      Ah, alors, pour tes petits élèves, j’ai ici de quoi les occuper un moment avec le thème des ours !!! Avis ! Et de délicieux bonbons pour le goûter ! Merci Anne-Claire, nouvelle fan de Chichkine !

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  5. Céine Cluzet

    3 février 2018 à 9 h 29 min

    Passionnant, encore une fois merci pour cet article de fond. On ne se lasse pas de vous lire!

    Répondre
    • Marion

      3 février 2018 à 9 h 33 min

      Merci de toute cette reconnaissance, Céline !

      Répondre
  6. Isabelle

    3 février 2018 à 8 h 59 min

    Merci Marion, je découvre cet artiste russe grâce à toi. Son tableau « Chênaie » est impressionant de réalisme, j’ai cru un instant que c’était une photo !

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    • Marion

      3 février 2018 à 9 h 19 min

      Merci Isabelle, je suis contente de t’avoir fait découvrir Chichkine, si talentueux ! C’est vrai que parfois on ne sait plus si c’est une peinture ou une photo…et venant de toi, photographe, c’est un sacré compliment pour lui !!!

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  7. Patricia

    3 février 2018 à 7 h 44 min

    Encore un superbe article qui nous donne l’ occasion d’ apprivoiser un peu plus la riche culture russe . On va être gourmand ce WE! Et retourner regarder ce tableau avec les nouvelles cléfs d’ accès que tu nous donnes. Merci Marion

    Répondre
    • Marion

      3 février 2018 à 8 h 46 min

      Merci Patricia, c’est gentil. Bonne visite et bon week-end ! 😉

      Répondre
  8. Patricia

    2 février 2018 à 23 h 10 min

    Super Marion! Non seulement intéressant, mais si bien, présenté. C’est un plaisir. C’etait Intéressant de voir aussi des autres de ces tableaux…Effectivement, C’est um maître .. de la forêt;

    Répondre
    • Marion

      3 février 2018 à 8 h 41 min

      Merci Patricia…du Danemark ! Chichkine est un peintre exceptionnel, complètement amoureux de la forêt russe !Contente de t’avoir apporté quelques instants un peu de Russie…qui te manque, j’en suis sûre… Bises

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  9. Florence B

    2 février 2018 à 18 h 48 min

    Je me suis régalée… à chaque article je vois ce que j’ai déjà vu de façon differente….et encore une idée de cadeau Russe…😜 merci Marion

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    • Marion

      2 février 2018 à 20 h 08 min

      Voilà un beau compliment…merci Florence !

      Répondre
  10. Laurent Dané

    2 février 2018 à 17 h 57 min

    Quel bel article. Merci Marion !

    Répondre
    • Marion

      2 février 2018 à 20 h 06 min

      Avec plaisir ! Merci Laurent ! Mais Chichkine avait de quoi m’inspirer, aussi…quel peintre !

      Répondre

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