29- Cette fameuse petite matriochka …

Impossible de ne pas la connaître, elle est partout ! Mais si la matriochka est devenue un symbole évident de la Russie, elle conserve en elle une grande part de mystère … Finalement, d’où vient-elle ? Quand est-elle née ? Comment voit-elle le jour ? Combien de visages a t-elle ? Cette belle « méconnue » devient intrigante !

Enquêtons !


 

Connue également sous le nom de « poupée russe », une matriochka est une figurine en bois qui s’ouvre en deux horizontalement, révélant une autre figurine similaire de taille plus petite, qui elle-même héberge une autre poupée, et ainsi de suite. Habituellement, une matriochka comporte de 4 à 25 poupées.

Ses origines

Saviez-vous que cette poupée gigogne multicolore puise ses origines au Japon ?

C’est à la fin des années 1890, que le célèbre industriel et mécène russe, Savva Mamontov (Cавва Мамонтов) rapporte de son voyage au Pays du Soleil levant, une série de sept figurines en bois, représentant sept Divinités du Bonheur, dont la plus grande est celle du dieu Fukurokuju.

Son frère Anatolii (Анатолий Мамонтов) possédait à Moscou une fabrique de jouets, au 7 rue Léontievski (Леонтьевский переулок), appelée « Dietskoïé vospitanié » (Детское воспитание, L’éducation de l’enfant).

Même s’il existait déjà en Russie le principe des oeufs gigognes, les frères Mamontov sentent le potentiel innovant que détiennent ces figurines, certains que l’effet de surprise indispensable contenu dans ce nouveau jeu en garantirait le succès. D’un commun accord, ils les montrent à l’artisan tourneur sur bois de la fabrique, Vassilii Zvedotchkine (Василий Звёдочкин) qui, inspiré, a l’idée de créer une série de huit petites poupées gigognes.

L’artiste peintre Sergueï Malioutine (Сергей Малютин) en réalise la décoration. La première matriochka était née ! La plus grande figurine représentait une paysanne vêtue d’un sarafan (longue robe traditionnelle, droite et sans manche), d’un tablier et d’un foulard, portant un coq sous le bras droit. Puis, s’ensuivaient trois plus petites, (avec une serpe, et des grains de blé), un jeune garçon, deux petites filles, et un bébé en dernier.

La première matriochka

Le succès est immédiat ! Et cette poupée, qui devient vite si populaire, reçoit aussitôt un prénom typiquement paysan, Matriona (Матрёна) dont le diminutif est Matriochka (Матрёшка). Matriona vient du prénom latin Matrona, signifiant « femme noble », et apparaît dans le calendrier orthodoxe. On y reconnaît facilement la racine « mat' »(мать), la mère. Ceci peut aisément justifier le choix de ce prénom pour cette poupée gigogne si prolifique,  s’affichant avec toute sa progéniture, jusqu’au nouveau-né !

Le jouet est présenté à l’Exposition Universelle de Paris, en avril 1900, et y remporte une médaille de bronze.

Dès lors, les commandes affluent du monde entier, et surtout de France et d’Allemagne. Les frères Mamontov ont besoin d’agrandir leur atelier. Ils déménagent l’entreprise à 70 km au nord de Moscou, dans la petite ville de Serguiev Possad, où d’autres fabriques de jouets existaient déjà aux alentours. Les forêts avoisinantes fournissent le bois nécessaire, pins, bouleaux, tilleuls et aulnes poussant à foison. Le talentueux tourneur sur bois, Vassilii Zvedotchkine, forme des apprentis, et une école de fabrication de matriochkas est créée. Les commandes abondent ! Ainsi, Serguiev Possad, déjà renommé pour son magnifique monastère orthodoxe de la Trinité, devient la capitale de la matriochka.

Une poupée aux multiples visages

Des diversités régionales

Le succès de ce jouet était spectaculaire, non seulement dans le monde entier, mais aussi en Russie, où chaque famille russe désirait avoir sa matriochka ! Dès les années 30, la production des poupées russes est prise en main par l’Etat, et des fabriques apparaissent dans plusieurs villes du pays. Les poupées, aux allures typiquement régionales, se mettent alors à illustrer l’étendue de l’empire.

 

 

 

Chaque région cherche alors à imprimer son style propre à sa matriochka, la rendant typique et reconnaissable entre mille, par sa forme plus ou moins ronde, les traits du visage, le choix des costumes, des couleurs, des motifs, ou le style plus ou moins chargé.

Par exemple, Si Serguiev Possad a choisi de produire des poupées finalement assez rustiques ,

Matriochka typique de Serguiev Possad

la ville de Semionov (Семёнов), près de Nijni-Novgorod (400km à l’est de Moscou), s’est mise à fabriquer une matriochka élégante, qui est vite devenue traditionnelle et a rendu la ville célèbre. Habillée d’un sarafane rouge et d’un foulard jaune sur la tête, elle porte un tablier décoré de grandes roses épanouies. Mais la signature d’une véritable matriochka de Semionov se trouve dans la bordure de son foulard, obligatoirement décorée d’une frise de boutons de roses … Avis !

On peut aussi citer, entre autres exemples de diversités régionales, les matriochkas de Viatka (actuel Kirov, 800km au nord-est de Moscou), de Polkhov-Maïdane (près de Nijni Novgorod), ou de Mézèn (très au nord, 400km au nord-est d’Akhangelsk) …

Matriochka de Viatka

Matriochka de Polkhov-Maïdan

Matriochka de Mézèn

Des diversités thématiques

  • Le monde paysan

Le monde paysan est un thème récurrent et indissociable de la matriochka, depuis sa création. Représentée en solide paysanne, elle fait honneur aux jolis costumes folkloriques, aux produits de la nature (fleurs, feuillage, fruits) et aux travaux des champs.

 

  • thèmes politiques, reflets de la société

Mais il est intéressant de regarder les variations et les utilisations de cette poupée au fil de l’Histoire. Le principe de la poupée gigogne, à l’origine simple jouet représentant une paysanne et ses enfants, se diversifie et se met à illustrer la société. Outre la paysanne joviale de l’époque tsariste, on trouve par exemple, également, des séries de familles de paysans

ou de personnages historiques, comme des Princes de Russie

ou encore des chefs militaires, renfermant leur état-major, comme Koutouzov ou Napoléon. Leurs poupées gigognes furent créées en 1912, à l’occasion des 100 ans de la bataille de Borodino.

 

Dans les années 20, les matriochkas illustrent parfois des métiers d’ouvriers, ou carrément des personnages considérés comme des ennemis du peuple, comme le koulak (appellation péjorative d’un paysan riche) avec casquette et bras croisés sur son gros ventre.

Un koulak

Au moment de la conquête spatiale, dans les années 60, apparaît une pléiade de poupées-cosmonautes, avec casque et scaphandre, à la gloire de l’Union Soviétique.

 

Jouets des années 60 en l’honneur de la conquête spatiale. (Remarquez la fusée et ses matriochkas, ainsi que la mini fusée et son cosmonaute à l’intérieur, portée tel un samovar, par la poupée de droite.)

 

Après l’éclatement de l’URSS et l’arrivée du libéralisme, c’est l’époque des matriochkas caricaturales d’hommes politiques, de Russie mais aussi d’autres pays du monde. Ces derniers temps, elles sont de plus en plus populaires chez les marchands de souvenirs. (On raconte que Dmitri Medvedev n’apprécierait pas trop d’être quasiment toujours absent du jeu …)

  • thèmes culturels

Le thème des contes populaires a été, et est toujours, largement illustré par les matriochkas.

Conte populaire russe : Le navet

 

Conte populaire russe : Le pêcheur et le petit poisson

On y retrouve aussi volontiers des œuvres littéraires, comme, par exemple, en 1909, le Revizor de Gogol. Créée en l’honneur du centième anniversaire de la naissance de Gogol, la poupée contient les personnages principaux du roman à l’intérieur.

  • une valeur éducative

Mais, dans sa version traditionnelle, la matriochka au charme intemporel, à la silhouette solide et au visage soigné, n’est pas qu’un jouet. D’après les sociologues, elle est aussi, aujourd’hui, perçue comme un symbole identitaire fort de la Russie, rassemblant parfaitement en elle-même le style russe et le caractère national. Elle symboliserait les valeurs de base de la société russe : maternité, famille, collectivisme, unité, solidarité, et chaleur humaine … (On notera tout de même l’absence d’éléments masculins … le poids du symbole ?!)

La fabrication d’une matriochka

En Russie, la fabrication des matriochkas est toujours artisanale, et chaque pièce est traitée individuellement, à la main. Après avoir reçu sa forme par le tourneur sur bois, la matriochka subit une préparation indispensable avant d’être délicatement peinte.

Le travail du tourneur sur bois

 

Le bois choisi est le plus souvent du tilleul ou du bouleau. Les pièces de bois sont débarrassées de leur écorce et mises à sécher pendant au moins deux ans, deux ans et demi. Puis, le tourneur sur bois sélectionne minutieusement celle qu’il va travailler, la place dans son tour, et commence alors toute la difficulté de son travail. Creuser sans trop en faire, modeler avec rigueur et régularité, jauger à vue d’oeil des dimensions à donner à chaque pièce pour que l’ensemble s’emboîte à merveille ! Un savoir-faire impressionnant où la maîtrise du geste est précis. L’expérience compte !

 

La naissance d’une matriochka

La préparation indispensable

Les pièces sont maintenant modelées, mais avant de les peindre, il faut passer par l’incontournable étape de la préparation du bois, qui conditionnera l’aspect final de la poupée. Le bois absorbant l’humidité, et donc la peinture, il faut d’abord « fixer » la surface à peindre en la badigeonnant avec un enduit plus ou moins fluide à base d’eau, de colle et de talc. Cette opération est répétée plusieurs fois par jour pendant trois jours, puis les pièces sont laissées à l’air libre pour sécher. Un léger ponçage très fin rend la surface régulière et lisse, prête à être peinte.

La peinture

 

Selon la destination de la matriochka (jouet, objet de décoration, ou oeuvre d’art pour collectionneurs), le style à donner et le talent de l’artiste, le peintre va choisir un procédé de peinture précis, une matière spécifique, ou même faire le choix de les associer.

Les procédés sont nombreux. On peut peindre en utilisant la tempéra, la peinture à l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, la patale, ou décorer la poupée par le biais de la pyrogravure. Chaque méthode a ses particularités et l’artiste choisit en fonction du budget consacré, du temps disponible, et du résultat visé.

  • La tempéra est une peinture à base d’oeuf, utilisée depuis la nuit des temps ! Les Égyptiens, les Grecs, les peintres d’icônes de l’Empire byzantin, ainsi que les peintres de la Renaissance la connaissaient parfaitement bien. Elle fut utilisée de manière continue par les peintres de l’Eglise orthodoxe, jusqu’à nos jours, et notamment par les peintres d’icônes. La tempéra est très appréciée des peintres de matriochkas pour réaliser de délicats dégradés et des effets de transparence, sur de futures oeuvres d’art. Cette technique est délicate, les formules ont été mises au point pendant des siècles d’expérimentation et sont jalousement gardées par les artistes.
  • La peinture à l’huile est très appréciée pour ses qualités de transparence et son séchage très lent qui permet de reprendre tranquillement son travail au besoin. Sur les matriochkas, il est fréquent d’utiliser la tempéra pour les visages, et la peinture à l’huile pour le reste des décors.
  • L’acrylique est une résine synthétique transparente, qui se polymérise en séchant. Son temps de séchage est très rapide, elle ne se mélange pas aux autres peintures, et se retrouve souvent utilisée pour peindre les fonds ou les décors simples. Peu onéreuse, cette peinture offre un excellent résultat dans le temps et est très utilisée pour le marché des jouets en bois. Avec une bonne maîtrise, elle permet de très belles réalisations. Après plusieurs couches de vernis, la matriochka est terminée !

  • Quant à la patale, c’est une peinture qui permet d’imiter l’or à la perfection, et que les artistes utilisent beaucoup sur les icônes. On peut aussi en trouver de petites touches sur les matriochkas.

Vladimir, un élève appliqué

Voici une vidéo très intéressante qui retrace toutes les étapes de la réalisation d’une matriochka. Regardez, c’est instructif, et impressionnant !

https://youtu.be/o7TNSU48gZM

Records

L’exploit de la création d’une matriochka réside dans la qualité de la peinture, et dans le nombre de figurines. Au tout début du 20 ème siècle, les artisans de Serguiev Possad avaient réussi à produire une poupée avec 24 figurines. En 1913, ils battent leur propre record, et arrivent à 48 figurines. Puis, en 1998, la ville de Semionov produisit une matriochka d’1,5 m de haut, avec 72 poupées à l’intérieur. Mais en 2004, la ville de Maïdan fit mieux, avec une matriochka de 90 cm de haut seulement, et 75 figurines dedans !

A l’inverse, sachez que la plus petite poupée gigogne mesure 1,1 mm et est en défense d’éléphant …

Matriochka de Semionov, 24 pièces

Le charme opère ! 50 poupées …

Des matriochkas… « so chic » !

Pour les dix ans du magazine Vogue Russie, quelques uns des plus grands créateurs de mode ont été invités à chacun personnaliser une poupée russe traditionnelle. Elles devaient ensuite toutes être vendues aux enchères, le 20 novembre 2008, au profit d’une oeuvre de charité. Chaque poupée mesurait 50cm de hauteur et 19 cm de diamètre. La mise à prix était fixée à 5000€. Résultats créatifs impressionnants !

Je vous laisse admirer … et voter ?!

Jitrois / Nina Donis / Céline

Burberry / Giorgio Armani / Yves Saint-Laurent

Dolce & Gabbana / Maison Martin Margiela / Alena Akhmadullina

Versace / Giles / Marc Jacobs

Moschino / Gucci / Prada

Valentin Yudashkin / Oscar de la Renta / Sonia Rykiel

Denis Simachev / Dries Van Noten / J. Mendel

Emilio Pucci / Paul Smith / Andrey Bartenev

Antonio Marras / Ralph Lauren / Konstantin Gayday

Blumarine / Marni

Roberto Cavalli / Stella McCartney

 


Humour et matriochkas

 

Alien

 

Littéralement débordée …

 

Halloween

 

Extrapolations !

Très très au Sud de la Russie !

 

Chanel

 

Des matriochkas géantes au Grand Palais à Paris. juin 2010, année France- Russie

 

Les mêmes matriochkas géantes exposées à Moscou, novembre 2011

 

Symbole anti-russe apposé sur des produits de consommation courante, en Ukraine, depuis 2013

 

Et si vous faisiez peindre votre petite famille sur une matriochka ?!!

 

L’équipe du club de football du Spartak de Moscou

 

Prêtes pour la Coupe du Monde !

 

Commentaires (33):

  1. Binh Micha

    12 octobre 2018 à 23 h 21 min

    Amatrice de Mariochkas, russophile et lectrice assidue de vos articles, j’aime encore beaucoup celui-ci qui nous éclaire sur l’origine, les styles, la fabrication et la popularité de ces poupées-gigognes. J’en ai quelques-unes et j’ai remarqué que c’est un jouet très apprécié des petits, qui adorent les défaire, puis apprennent avec elles comment « classer » les différentes tailles de personnages. Merci Marion , pour tous vos articles si intéressants!

    Répondre
    • Marion

      13 octobre 2018 à 8 h 15 min

      Merci Micha pour votre enthousiasme et votre fidélité à mes articles ! Je suis heureuse de faire partager un peu de cette belle culture russe …. dont les matriochkas sont incontournables ! Et effectivement, appréciées à tout âge : une valeur sûre ! À bientôt, Micha.

      Répondre
  2. ronsin

    4 juin 2018 à 18 h 37 min

    Bel article intéressant et photos superbes
    Auriez vous l’adresse de la production a serguei plossad et peut on visiter
    je vous remercie

    Répondre
    • Marion

      5 juin 2018 à 8 h 33 min

      Merci beaucoup ! A Sergiev Possad, voici les coordonnées de la principale fabrique de jouets … mais n’oubliez pas de visiter aussi et surtout le magnifique musée du jouet ! Bonnes visites.

      Адрес:
      141300 г. Сергиев Посад, Московская область, проспект Красной Армии, д.136
      тел/факс 8-496-540-22-07; 8-496-540-58-44
      +7 (496) 540-22-07
      fabrika-igrushki@rus-dusha.ru
      fabrika-igrushki@yandex.ru

      Répondre
  3. Gérard

    13 avril 2018 à 20 h 18 min

    merci Marion pour ces parutions très interessantes. Continuez je suis un lecteur attentif et un russophile depuis très longtemps

    Répondre
    • Marion

      13 avril 2018 à 23 h 02 min

      Merci pour cette fidélité, Gérard et ces encouragements ! C’est motivant !! À bientôt, donc …

      Répondre
  4. Danguy des deserts

    10 avril 2018 à 7 h 55 min

    Merci Marion. Tu m’en dis plus que mon ado qui rentre de Serguiev Possav après un échange avec son correspondant russe. Il m’a offert une adorable poupée…. Toujours aussi heureuse de te suivre ! Corinne

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    • Marion

      10 avril 2018 à 8 h 27 min

      Tu me fais rire !! J’espère que ton fils était content de son séjour en Russie. Ravie de savoir que tu es une fidèle lectrice, toujours à bord de ma troïka !! 😉 Merci Corinne

      Répondre
  5. Florence B

    6 avril 2018 à 22 h 45 min

    Merci Marion. J’adore… une belle excuse pour en avoir plus.. je suis d’accord Avec Florence

    Répondre
    • Marion

      7 avril 2018 à 21 h 31 min

      Ah ah ! Et hop, on prolonge la collection !! Merci Florence 😉

      Répondre
  6. Isabelle

    31 mars 2018 à 8 h 57 min

    Pour ceux qui ont de jeunes enfants il existe un livre de Sandra Nelson avec les très jolies illustrations de Sébastien Pilon : « Matriochka », je l’ai découvert grâce à une amie conteuse et je vous le recommande !

    Répondre
    • Marion

      31 mars 2018 à 8 h 59 min

      Avis !! Merci Isabelle !

      Répondre
  7. Michelle Friedmann

    30 mars 2018 à 23 h 41 min

    Très intéressant et divertissant Une belle réponse à de nombreux questionnements . Je les aimais déjà beaucoup mais l article me permet de mieux les connaitre. Merci

    Répondre
    • Marion

      31 mars 2018 à 0 h 03 min

      Merci Michelle. Un souvenir incontournable de Russie … et quand on pense qu’elles sont toujours produites de façon artisanale …c’est sans doute le secret de leur charme, finalement !

      Répondre
    • Nancy

      31 mars 2018 à 7 h 41 min

      Merci car très bon article comme toujours Marion … ces petites « bonne femmes «  sont pour moi l’image des ces femmes Russes fortes et jolies …
      je vais les regarder avec encore + de bonheur au marché d’Ismaïlovo !!

      Répondre
      • Marion

        31 mars 2018 à 8 h 27 min

        Merci Nancy ! Ismaïlovo … le paradis de la matriochka ! Je sens que la collection va s’agrandir …😉

        Répondre
  8. Isabelle bis

    30 mars 2018 à 21 h 31 min

    Et merci pour le lien sur le Japon

    Répondre
    • Marion

      30 mars 2018 à 22 h 44 min

      Oui, encore merci à Isabelle de l’avoir partagé, c’est un vrai petit bijou, cette vidéo ! Merci …

      Répondre
  9. Hagege mettler

    30 mars 2018 à 21 h 27 min

    Merci pour cet article passionnant
    Et je suis comme Florence, moi qui croyais en avoir beaucoup….. il m’en manque!!!!
    J’ADORE LES MATRIOCHKI

    Répondre
    • Marion

      30 mars 2018 à 22 h 39 min

      Une collection de matriochkas est infinie !! C’est un virus très contagieux dont on ne guérit jamais …parole de « contaminée » !!! Merci pour ce gentil commentaire !

      Répondre
  10. Philippe MAGE

    30 mars 2018 à 21 h 25 min

    Chère Marion, tes messages hebdomadaires sont un vrai régal , et tu nous communiques un peu de cette âme russe que tu as si bien comprise.Mille mercis.

    Répondre
    • Marion

      30 mars 2018 à 22 h 34 min

      Russie, quand tu nous tiens…!! Merci infiniment, Philippe.

      Répondre
    • Isabelle bis

      31 mars 2018 à 20 h 10 min

      Je suis tout à fait d’accoes
      Les articles sont passionnants et nous les attendons tous avec impatience
      MERCI BEAUCOUP

      Répondre
      • Marion

        31 mars 2018 à 22 h 27 min

        Franchement, ces compliments me vont droit au coeur, c’est vraiment gentil ! Je suis contente de voir que cette belle Russie attire autant et que mes efforts ne sont pas vains …Merci à vous ! 😉

        Répondre
  11. Philippe MAGE

    30 mars 2018 à 21 h 19 min

    Marion, je lis ce que tu écris depuis 3 semaines , et j’avoue attendre avec impatience le numéro suivant.La culture russe me passionne et tu sais parfaitement la transmettre, avec des thèmes toujours originaux , amusants ,et qui nous font rêver.Mille mercis pour nous donner un peu d’âme russe.

    Répondre
    • Marion

      30 mars 2018 à 22 h 33 min

      Merci beaucoup, Philippe, je suis sincèrement très touchée par de tels compliments ! J’essaie de partager un peu de cette passionnante et captivante Russie avec enthousiasme, sérieux, mais toujours une petite pointe d’humour si possible … Et tous ces encouragements sont une belle reconnaissance. Merci !

      Répondre
  12. Valérie

    30 mars 2018 à 20 h 11 min

    Bravo pour ce super article ! Personnellement j’hésite entre Jitrois ou Gucci (je trouve que Dolce Gabana prend des airs de Burka !!). Il faudrait aussi préciser qu’il ne faut jamais ouvrir une Matriochka en tournant car elle se casse mais en déboitant directement de haut en bas ! Bises Marion !

    Répondre
    • Marion

      30 mars 2018 à 21 h 06 min

      Merci Valérie ! La Gucci est super jolie …❤️ Oui, attention en ouvrant les matriochkas, tu as raison ! Ne les cassez pas !! Et si une poupée résiste et ne s’ouvre pas, il faut l’écraser « comme une grosse noix » entre les mains pour faire craquer le vernis sur la jointure …. C’est technique, mine de rien, ces matriochkas !! 😂😉 Bizz Valérie, merci.

      Répondre
  13. Florence

    30 mars 2018 à 18 h 17 min

    Bon du coup je me rends compte qu’ il en manque encore quelques unes à ma collection… Merci pour cet article passionnant comme toujours !

    Répondre
    • Marion

      30 mars 2018 à 18 h 40 min

      Tu me fais rire !! Merci Florence !

      Répondre

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